Covid19- La grande confusion au niveau des hôpitaux

 Ces jours derniers les signaux s’allument parfois en rouge et en vert, cela dépend des jours. Une chose est sure les contaminations sont en hausse et celles–ci touchent aussi bien les citoyens quel que soit leur âge et le personnel médical. Les pharmaciens sont également touchés par la pandémie.

Les hôpitaux d’Alger, de Bejaia, de Tizi Ouzou et de Jijel sont pratiquement saturés. Moins à l’est et à l’ouest. Paradoxalement  c’est dans ces deux régions que l’on enregistre moins de contaminations  pourtant il y a du relâchement dans l’observation des mesures barrières, ce qui n’est pas le cas au centre où les populations observent strictement les règles de protection sanitaire. Il y a décidément un coté capricieux de ce virus. Des épidémiologistes de renom  l’ont constaté. Ainsi en Norvège et au Danemark, pays réputés pour leurs hivers glaciaux l’épidémie semble les ignorer alors que nous savons bien que le covid 19 affectionne particulièrement les zones froides. Pour en revenir à chez nous le problème de l’accentuation de l’épidémie est certes du aux formes de relâchement chez une grande partie de la population, particulièrement les jeunes mais pas seulement il y a aussi et surtout l’absence flagrante de tests. Tant qu’on n’arrivera pas à tester de larges pans de la population pour connaitre le taux de positivité il y aura toujours du tâtonnement et de l’improvisation. Demander aux gens d’aller se faire tester en sachant bien que les tests PCR sont en nombre limités dans les structures hospitalières et que ceux–ci coutent 2000 à 2500 dinars  dans les laboratoires d’analyse privés il y a de quoi s’étonner de cette politique d’urgence médicale. Il y a aussi le problème du personnel soignant dont on salue  d’ailleurs le dévouement. Il faut reconnaitre que ce personnel n’est pas habitué à gérer les situations d’urgence. Il ne l’est déjà pas dans les situations ordinaires où les patients se plaignent à longueur de journée sur la lenteur des soins prodigués et des opérations nécessitant des interventions rapides et pointues. Il y a donc tout un faisceau de disfonctionnements qui ne datent pas d’aujoiurd‘hui mais qui plongent leurs racines dans le passé où l’hôpital est devenu une antichambre de la mort. Cette pandémie du coronavirus a révélé la grande confusion qui règne dans les hôpitaux du pays. La réforme hospitalière dont on parle depuis longtemps ne verra pas le jour tant que les structures de santé  toutes confondues ne bénéficient pas d’une aide conséquente de l’Etat car il y a beaucoup à faire en tous points de vue. Il y a d’abord l’acquisition de matériels médicaux répondant aux nouvelles normes technologiques, il y a ensuite une formation soutenue et continue des infirmières, ces précieuses aides des chirurgiens. Il y a ensuite le recrutement de médecins parmi les meilleurs en leur assurant un salaire équivalent à leurs compétences. Tout cela demande de l’argent or pour le moment et durant au moins trois ans l’Etat en sera dépourvu, ayant à gérer au mieux qu’il peut et avec parcimonie la situation économique et l’augmentation exponentielle des demandeurs d’empois. Quant au virus  il faut apprendre à vivre avec pour un certain temps car ce ne sera pas le vaccin qui  ne nous leurrons pas ne concernera pas tout le monde qui mettra fin brusquement à la pandémie.

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