Algérie/France-  Le gouvernement adhère au principe d’accueil des bi-nationaux radicalisés

Gerald Darmanin commentant son voyage de deux jours à Alger où il a rencontré alternativement son homologue algérien ainsi que le premier ministre a fait état d’un accord de principe concernant un  rapatriement  provisoire de certains bi nationaux soupçonnés de liens avec le terrorisme/

 Selon lui les autorités algériennes seraient prêtes à accueillir dans les conditions que celles-ci désirent tous les franco algériens qui sont actuellement  sous le coup de la justice française pour des faits liés au terrorisme ou à la préparation d’attentats sur le sol français. Il y a aussi parmi eux des personnes dont le radicalisme ne fait aucun doute. Les autorités algériennes ont cependant exigé du gouvernement français qu’il fournisse la preuve que cette catégorie de personne ait bien acquis la nationalité française tout en bénéficiant de la double nationalité. L’origine algérienne de ces individus doit être avérée. Il y aura donc dans peu de temps des expulsions de bi-nationaux sur le sol algérien. Cela ne veut pas dire pour autant que ceux-ci perdent la nationalité française. Cela les Algériens ne le veulent pas car  c’est une question de dignité mais aussi de procédure car la France, selon la constitution amendée de 1958 n’a pas le droit de déchoir de leur nationalité française une personne, fut–elle criminelle ou attentant à la défense du territoire. Par ce geste l’Algérie veut rendre les conditions de ces bi-nationaux radicalisés ou ayant fait l’objet de poursuites judiciaires plus acceptable et moins contraignantes que si ceux-ci continuaient à rester sur le sol français car on parle déjà d’une surveillance impitoyable exercée contre eux. Finalement les deux pays évitent ainsi toute escalade verbale et un retour de la haine qui commence déjà à se concrétiser à travers des discours malencontreux qui risquent d’envenimer les relations privilégiées entretenues par les deux pays. C’est donc un accord à l’amiable que vient d’obtenir Gérald Darmanin avec les autorités officielles du pays. Peut être qu’il y a aussi le fait que le ministre français de l’intérieur dont les origines lointaines sont algériennes assorti du geste de ce dernier déposant une gerbe de fleurs au carré des martyrs de la révolution, qualifiant ces derniers de combattants valeureux pour la liberté de leur pays. Ce geste et cette parole révélant sa fierté d’être d’essence algérienne ont  vraisemblablement pesé dans la décision d’Alger.  

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