L’Algérie se prépare à recevoir les investisseurs occidentaux

 Depuis quelques jours on remarque un intense ballet diplomatique des pays occidentaux. Après l’Espagne, le Royaume Uni et l’Allemagne, c’est au tour du Canada. Il ne s’agit pas de politique mais d’économie car c’est le ministre de l’industrie qui a reçu les chefs des diplomaties de ces pays. La nouvelle politique économique mise en place par le gouvernement qui s’est orientée vers un libéralisme débridé intéresse de plus en plus les investisseurs occidentaux.

L’Algérie a un énorme potentiel dans le domaine minier, industriel, touristique et agricole. Jusqu’ici seuls le pétrole et le gaz naturel intéressaient les  investisseurs étrangers; Les autres domaines d’activités leur étaient fermés à cause de lois restrictives et un code du commerce largement défavorable. Depuis l’investiture du président Tebboune et sous son impulsion les choses ont changé. La nouvelle stratégie économique adoptée par l’Etat est désormais conforme aux normes  édictées par l’économie de marché.  Jusqu’ici on faisait tout et n’importe quoi et les règlementations adoptées ces vingt dernières années profitaient à une oligarchie qui empêchait  toute prise de  parts de marché par des investisseurs extérieurs. Le climat d’affaires, tel qu’il existe ailleurs dans le monde était embrouillé par cette classe d’affairistes favorisée par le régime politique de l’époque. Tous les investisseurs étrangers et particulièrement occidentaux qui venaient en Algérie prospecter les opportunités et les possibilités de tisser des liens économiques avec notre pays se rendaient compte qu’ils n’auraient pas les mains libres et qu’ils devaient s’associer obligatoirement avec un homme d’affaire national. Cela restreignait inévitablement leur marge de manœuvre car ils comprenaient que leurs profits seraient partagés avec ces oligarques qui ont la préférence du système politique de l’époque. Une situation intenable pour le déroulement d’un investissement durable et mutuellement profitable. La nouvelle politique qui vient d’être mise en place a assaini le climat d’affaires. L’Etat à travers ses lois de finances 2020 et 2021 donne à l’investissement étranger toutes les garanties souhaitées par tout homme d’affaires voulant engager ses capitaux dans un domaine  qui répond à son savoir faire et ses compétences. A présent que l’épidémie du coronavirus semble toucher à sa fin avec la découverte d’un vaccin dont la distribution  sera massive dans les pays occidentaux les perspectives de relance des économies occidentales très impactées par la pandémie sont exponentielles. Jusqu’à ce jour un pays comme l’Algérie qui donnait l’impression d’un pays fermé s’ouvre à l’économie libérale et a besoin d’investisseurs occidentaux qui connaissent bien le pays pour l’avoir pendant des années prospecté. Ils savent qu’il y a pour eux d’énormes possibilités de gisements économiques quelque peu taris ailleurs. Pour eux c’est un pays vierge possédant d’immenses ressources naturelles, énergétiques, minières, touristiques et agricoles. Cette ouverture espérée par l’Etat nouveau de cette Algérie nouvelle s’annonce plus que prometteuse.

 

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