Asfour et S’Mati-Colere et indignation des citoyens

« Nous sommes des laissés pour compte. Nous avons tapé à toutes les portes, en vain. Le maire ainsi que le chef de daïra n’ont rien pu faire pour résoudre nos problèmes de foncier qui durent depuis plus de 03 années. Nous sommes, exactement, 154 bénéficiaires, de l’aide à l’habitat de la commune d’Asfour, qui attendent l’affectation de terrains pour l’entame de la construction de nos habitations ». Ont martelé des citoyens lésés qui ont organisé, hier matin, un sit-in de protestation devant le siège de la wilaya.  Et d’ajouter avec beaucoup de colère et d’amertume que « le maire nous a indiqué que le POS (plan d’occupation des sols) de la commune est saturé du fait que les terrains vierges restants sont ou bien agricoles ou bien forestiers. La distraction de terrains du domaine forestier est interdite par la loi et c’est la révision dudit POS qui peut résoudre cette problématique de la disponibilité du foncier. De fait, c’est la révision du cadastre de toute la commune qui doit être mis en œuvre, dans les meilleurs délais, afin de désamorcer cette bombe à retardement ». Les protestataires ont indiqué, cependant, que « les aides de ce type de logement relèvent des années 2017, 2018 et 2019. Nous vivons un calvaire au quotidien et nous sommes des locataires chez des privés et qui ne peuvent, ainsi, pas bénéficier de logements sociaux. Cette aide nous a pénalisé sur tous les plans ».  Reste aux autorités locales de veiller à trouver une solution consensuelle pour les 154 pères de familles, qui sont tous de conditions très modestes, dont entre autres l’exploitation de l’ensemble des poches parsemées à travers le territoire du chef lieu de la commune afin de remédier à cette problématique qui entache, malheureusement, la crédibilité de l’état.

Les citoyens de S’mati réclament les transports en commun

 Ce sont plus de 700 familles dans la localité de S’mati sise dans la commune d’El Tarf qui sont confrontées, chaque jour, au problème du manque criard des transports en commun. Pire, les 20 pères de familles qui se sont déplacés, vers le chef lieu de wilaya, El Tarf, n’ont pas pu rencontrer, hier, le chef de daïra à fin de lui exposer leur doléance. C’est toujours,  le même motif fallacieux, à savoir ; qu’il est absent. Même topo pour la direction des transports où le directeur n’a pas daigné recevoir  quelques représentants des 20 pères de familles qui se sont rendus au  siège de ladite direction dans l’espoir de voir leur calvaire s’abréger, enfin. « Nous souffrons le martyre, en sourdine. Notre localité compte des centaines de familles de toutes conditions et nous ne disposons que de deux fourgons pour le transport et des travailleurs et des élèves des collèges et des lycées. C’est insuffisant et ce qui nous oblige à faire recours le plus souvent aux fraudeurs. Nous payons, également, 200 DA le taxi pour une distance de 4 km, ce qui est, excessivement, cher. La seule solution valable et viable est d’intégrer notre localité dans le plan de transport de l’entreprise de wilaya des transports urbains et suburbains. C’est une entreprise qui dispose d’une flotte conséquente. Les bus qui activent dans la ville d’El Tarf peuvent intégrer, aisément, dans leurs itinéraires notre localité qui est de surcroit, adjacente de la RN 82 ». Ont expliqué nos interlocuteurs les traits tirés par le mépris affiché par certains responsables locaux qui se la coulent douce, méprisant, au passage le citoyen lambda.

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