Sommet de l’Etat-Pilotage automatique

L’absence du chef de l’Etat commence à peser sur un certain nombre de décisions devant être prises par lui et non par le premier ministre qui exécute les orientations hebdomadaires données par le président lors de conseils des ministres du dimanche. Djerad ne fait que gérer l’acquis en attendant le retour du Boss. Un retour attendu et espéré par les citoyens.

Il y a pourtant quelque chose de rassurant c’est la continuité de la gouvernance et le fonctionnement des institutions de la république. Cela prouve que le pays peut fonctionner un certain temps sans commandant de bord. Le rôle de copilote assumé par le premier ministre est ainsi facilité par cette bonne marche des rouages républicains. Ailleurs dans le monde cela aurait créé de la confusion et un climat des plus délétère. Il reste néanmoins que la situation difficile provoquée en très grande partie par le coronavirus et ses conséquences sur le plan économique et social restreint le champ d’action du premier ministre. Des dossiers comportant des décisions ne devant être prises que par le président de la république s’entassent sur le bureau de ce dernier.  Il y a un exemple qui ne passe pas inaperçu  celui de la signature de la loi fondamentale, validée par le conseil constitutionnel mais non encore paraphée par le chef de l’Etat. En clair la constitution amendée ne peut entrer en application qu’après une telle opération. Djerad  est actuellement sur tous les fronts : Gestion du protocole sanitaire, retard dans la construction de milliers de logements, relance des projets en souffrance et qui auraient dû être réalisés depuis six mois comme ceux des start-up et des incubateurs, veille du bon fonctionnement de la solidarité nationale en faveur de la frange de la population la plus exposée au risque de la pauvreté. Tout cela n’est pas rien. Djerad fait ce qu’il peut et avec les moyens dont il dispose. Heureusement qu’il est entouré de compétences reconnues à l’instar d’Ayman Abderrahmane, ministre des finances et de Ferhat Ait Ali Braham celui de l’industrie qui gèrent bien la situation actuelle et font des perspectives pour démarrer aussitôt l’économie dès que le covid perdra d’intensité ou disparaitra complètement au milieu de l’année prochaine, selon les statistiques fournies par l’OMS. Il n’en demeure pas moins qu’en l’absence du grand patron cela fonctionnera au ralenti. Ainsi le plan de relance est aujourd’hui gelé et c’est dommage car on aurait pu gagner un temps précieux ne serait–ce qu’en commençant à mettre en place les projets les plus structurants qui auraient permis à donner un début de visibilité sur ce qui reste à faire en corrigeant les erreurs pouvant apparaitre dans la mise en place de ce plan et peut être orienter autrement certains détails pour accélérer le mouvement. Les communiqués laconiques fournis par le département communication de la présidence sur le rétablissement du président ne donnent pas de détails précis concernant ce rétablissement et surtout  ils ne donnent aucune indication sur la convalescence du chef de l’Etat, la durée de celle-ci  et quand reprendra t-il le boulot. En attendant les réseaux sociaux fonctionnent à plein régime concernant la reprise d’activités du président. Toutes sortes de spéculations sont exprimées et certaines sont particulièrement angoissantes. Il ne faut surtout pas oublier que ces réseaux ont l’écoute du peuple et celui –ci sombre lui aussi dans la paranoïa. La plus grande transparence et le devoir de vérité envers le peuple  doivent être la règle et non l’exception. On ne doit plus tomber dans les travers de l’ancienne présidence.

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