Crimes économique-Les peines s’accumulent contre Ouyahia et Sellal

Si on fait le compte des peines prononcées contre les deux ex premiers ministres sous l’ère Bouteflika on aurait un total de plus quarante années d’emprisonnement. Autant dire une quasi perpétuité. Ils sont  condamnés pour les faits qui leur sont reprochés et peut être aussi  bien pour leur arrogance qu’ils affichaient lors de l’exercice de leur pouvoir qui a poussé les juges à les condamner aussi lourdement ?

En réalité tous les chefs d’accusation égrenés tout au long de leurs procès passés et ceux à venir, car il y en d’autres qui vont suivre sont tellement accablants que l’on se demande sérieusement s’ils étaient derrière tout ce que la justice leur reproche aujourd’hui. Il y a un doute et celui-ci est mis en avant par leurs défenseurs et par les concernés eux-mêmes. Certes ils étaient responsables de tout ce qui s’est passé sur le terrain économique qui avait été pris en otage par les oligarques aujourd’hui incarcérés et dont ils avaient favorisé l’émergence. Mais une telle émergence n’était pas leur fait mais celui de leur chef, l’ex président de la république et du clan qui gravitait autour de lui. Certes ce sont eux qui portent le chapeau car ce sont eux les ordonnateurs officiels. Ce sont eux qui délivraient les autorisations ou donnaient des instructions aux établissements financiers et aux administrations y compris la justice. Il n’en demeure pas moins que tous ces milliards de dinars perdus pour l’Etat ne sont pas allés directement dans les poches de ces deux ex premiers ministres. Tout ce qu’ils ont pu glaner dans ces affaires de corruption et de transfert d’argent vers d’autres horizons ne représentent que des pour boire comparés aux milliers de milliards disparus dans la nature. En réalité ces deux ex premiers ministres ont surtout été condamnés pour l’arrogance qu’ils affichaient tout au long de leur carrière de chefs de gouvernement. La personnalisation des décisions qu’ils donnaient apparaissaient nettement lors des conférences de presse qu’ils donnaient. Les « Je » étaient plus nombreux que les « nous ». Ils étaient les têtes d’affiche, les stars de la politique. A tel point que les reproches faits par la population les désignaient eux et non Bouteflika. Cet affichage d’un orgueil démesuré et d’une arrogance dans les propos ont petit à petit creusé leurs tombes. Et lorsque Sellal versait des larmes de crocodile lors des procès où il a comparu plus personne ne s’émeut. Mais il y a plus : Les magistrats qui aujourd’hui les condamnent le font aussi pour briser les chaines qui les retenaient lors de l’exercice de leur fonction lors des exécutifs à la tête desquels ces deux ex premiers ministres gouvernaient sans failles. Les magistrats d’hier s’étant libérés du carcan qui les enfermait jadis font aujourd’hui preuve de cette liberté d’action dont ils étaient privés durant des années.     

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