Procès en appel de Ould Abbès et Barkat-Audition des principaux accusés

Le procès en appel des anciens ministres de la Solidarité nationale, Djamel Ould Abbes et Saïd Barkat, s’est ouvert dimanche à la Cour d’Alger après deux reports, avec l’audition des principaux accusés, jugés pour « dilapidation de deniers publics », « détournement de deniers publics », « conclusion de marchés en violation de la législation » et « abus de fonction ».

Djamel Ould Abbès qui a occupé le poste de ministre de la Solidarité nationale entre 1999 et 2010 et Said Barkat qui était à la tête du même secteur de 2010 à 2012, semblaient évasifs dans leurs réponses aux questions de la présidente de la séance. Ils ont notamment nié les faits retenus contre eux et préféré évoquer les projets réalisés dans le domaine de la solidarité nationale sous leurs responsabilités respectives. A cet effet, la juge n’hésitait pas à les interrompre pour revenir au vif du sujet, les appelant à fournir des explications sur l’octroi de sommes d’argent « très importantes » à des associations à caractère médical et autres organisations estudiantines dont l’activité n’avait aucun lien avec le domaine de la solidarité.

Ces associations, dont trois étaient présidées par Djamel Ould Abbès, étaient considérées, à en croire les deux accusés, comme des « associations intermédiaires » qui obtenaient des subventions dans le cadre de conventions pour « réaliser des actions à caractère social sur l’ensemble des wilayas du pays ». Invités à fournir des détails sur ces actions, les deux anciens ministres évoquaient souvent la distribution de bus scolaires dans les régions éloignées ou défavorisées, sans préciser le pourquoi du choix spécialement de ces associations.

Le procès se poursuivra lundi par l’audition des autres accusés.

Pour rappel, les deux anciens ministres de la Solidarité nationale, Djamel Ould Abbes et Saïd Barkat, ont été condamnés en première instance par le Tribunal de Sidi M’hamed à des peines respectives de 8 ans et 4 ans de prison ferme assorties d’une amende d’un million de DA chacun. Le fils de Djamel Ould Abbès, El Ouafi (en fuite à l’étranger), a été condamné, quant à lui, à 10 ans de prison ferme, une peine assortie d’une amende d’un million de DA avec émission d’un mandat d’arrêt international à son encontre.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *