Pas de changement dans la sanction-Baha Tliba condamné à 7 ans de prison

L’ex député d’Annaba, Baha Eddine Tliba est fixé sur son sort. Le tribunal de Sidi M’Hamed vient de le condamner, définitivement cette fois, à 7années d’emprisonnement fermes. Certes il a encore la possibilité de saisir la cour suprême mais c’est fort étonnant que cette cour de cassation ordonne à nouveau un procès car il n’y a aucun vice de procédure, ni de forme.

L’ex député doit s’estimer heureux car des charges supplémentaires avaient été retenues contre lui lors de ce procès en appel n’ont pas été retenues par le juge qui a présidé ce procès. Il y avait un manque de preuves et le bénéfice du doute a joué en faveur de l’accusé ; Toujours est–il que celui qui faisait la pluie et le beau temps à Annaba, bénéficiant de la protection de l’ex régime n’est plus rien. Il accomplira sa peine comme  un détenu de droit commun qu’il est d’ailleurs. Ses menaces consistant à révéler des faits concernant des personnalités politiques qui n’ont pas été inquiétés par la justice n’ont servi à rien. En fait ce n’était que du bluff. Accusant  avec acharnement  le fils de l’ex secrétaire général du FLN, Ould Abbes en lui mettant tout ce qu’on lui reprochait sur le dos, il n’a pas réussi à convaincre le juge. La part de responsabilité de Baha était réelle et non fictive comme il le prétendait. Il reste cependant que l’amende  de 8 millions de dinars qu’il doit payer ce n’est que de la pacotille pour cet homme, qui a réussi en un temps assez court à amasser une fortune considérable. Ses biens n’ayant pas été saisis il pourra dès sa sortie de prison reprendre ses affaires interrompues, notamment dans la promotion immobilière, sauf que ce ne sera pas pareil comme au temps où il avait ses entrées partout et jusqu’au sommet de l’Etat. Il sera obligé de travailler comme ses concurrents en affaires lesquels ne seront pas tendres avec lui car le bouclier de protection n’existe plus. Il aura du mal à redémarrer ses activités diverses, éparpillées sur tout le territoire de la wilaya car il sera étroitement surveillé dans ses démarches. Finies ces entrées fracassantes chez le wali sans prise préalable de rendez–vous. Finies  les fanfaronnades avec les maires de certaines communes lesquels par crainte d’être mis sur la touche s’aplatissaient devant lui et ne lui refusaient rien. Finies les accointances douteuses avec l’agence foncière qui lui accordait le terrain qu’il désirait. Baha, sans soutien et sans piston n’est rien. Dur ! Dur !  Sera le jour d’après.

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *