Economie-Décembre, le mois de toutes les attentes

Ces jours derniers tout le monde a remarqué que le pays tourne au ralenti. C’est comme si le  temps a été suspendu. Les raisons de cette léthargie sont connues et la plus importante d’entre elles concerne, bien entendu, l’absence du président de la république qui se fait ressentir à tous les niveaux et à tous les échelons de la vie politique, économique et sociale.

Le modèle politique et institutionnel algérien est présidentiel. Toutes les décisions importantes émanent de sa personne et lorsqu’il est empêché pour une raison ou une autre c’est tout le dispositif qui ralentit. C’est ce qui se passe depuis un mois en raison de l’alitement du chef de l’Etat dans un hôpital allemand. Un alitement nécessaire à sa convalescence et à sa remise sur pied avant qu’il ne rejoigne son pays. Et encore là il aura besoin de plus de repos pour reprendre pleinement le commandement. Cette fin d’année finissante n’est donc pas réjouissante pour le pays. Le gouvernement en place ne peut prendre quant à lui aucune décision importante sans l’aval du président de la république et c’est pour cela que le pays piétine au lieu d’avancer. C’est donc une course contre la montre qui nous attendra l’année prochaine. Tant de retard à combler dans tous les domaines : Relance de l’économie, santé publique, éducation, infrastructures inachevées, sans compter les relations inter régionales et internationales qui relèvent du ressort du chef de l’Etat. C’est comme si on remettait le pays en marche suite à une panne technique. Tant de dossiers s’accumulent sur le bureau du président de la république. Ce dernier étudiera donc ceux qui lui semblent urgents et prioritaires. Il semble que le premier d’entre eux concernera la vaccination contre le covid 19. Ces derniers jours  ce dossier complexe de la vaccination est l’objet de dissensions. A l’intérieur du comité scientifique les avis sont partagés mettant ainsi à mal toute prise de décision du gouvernement. Rien n’est encore décidé à ce sujet. Djerad prendra t-il le risque de fixer un choix qui pourrait plus tard se retourner contre lui ? Prudence donc mais il ya aussi urgence. Toute la problématique est là. Tourner en rond comme c’est le cas actuellement est une solution provisoire mais qui ne peut durer au-delà d’un certain temps car tous les chainons de la vie économique et sociale sont liés entre eux. Encore une fois tout dépend de la chaine de commandement et qui dirige celle-ci ? La réponse est évidente. Les prochains jours  sont pour le pays d’une importance primordiale. Ils nous donneront un aperçu pour l’avenir. La majorité des partenaires économiques de l’Algérie se préparent déjà pour l’après covid. Il ne faut surtout pas rater l’unique occasion de sauver l’économie nationale quitte à brusquer l’agenda retenu par le plan de relance adopté l’été dernier. Les exportations de pétrole et de gaz vont reprendre, cela ne fait aucun doute et c’est justement ce temps d’urgence qu’il ne faut pas louper. Ce sera également le cas pour les conclusions d’accords de partenariat avec les investisseurs étrangers qui voudront exploiter les nombreuses potentialités que leur offre l’Algérie, pays considéré par ces derniers comme fermé et peu intéressant pour eux en matière de profit .Les prochaines semaines qui nous séparent du 1 er janvier de la nouvelle année seront décisives . Il est certain que nous ne pourrons pas aborder 2021  avec incertitude et attentisme. Le sort de toute une nation en dépend.

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