Boukadoum prône un accord d’association Algérie:UE – L’UE conditionne un tel accord

Le ministre des affaires étrangères algérien qui vient d’assister à la 12 ème session du conseil d’association Algérie–UE  préconise un accord d’association Algérie–UE  car pour lui c’est une question vitale pour l’Algérie; Il a été entendu mais l’Union européenne conditionne un tel accord par le respect des droits de l’homme. Voila qui jette une ombre sur les relations de l’UE avec notre pays  mais que notre ministre a minimisé l’importance. 

Après la résolution du parlement européen qui a épinglé l’Algérie sur sa manière d’agir avec ce que l’UE désigne comme opposants et détenus d’opinion et qui a fait réagir le gouvernement algérien par son porte–parole ainsi que certains partis politiques demandant à l’Europe de ne plus s’immiscer dans les affaires internes de l’Algérie voila que cette même Europe remet la question des droits d l’homme en Algérie sur le tapis. En effet ce point soulevé a toujours été mal apprécié par l’Algérie qui a toujours été irritée que l’on soulève ce qu’elle considère être une impertinence. Le chef de la diplomatie algérienne a écouté cette fois–ci sans broncher car les enjeux économiques sont très importants entre l’UE et notre pays. Selon les relations commerciales qui lient l’UE il parait inconcevable pour les Européens de contourner un pays comme l’Algérie qui dispose d’énormes ressources naturelles et un potentiel agro industriel considérable. Néanmoins l’UE a toujours fait de la question des droits de l’homme et des libertés un principe immuable auquel elle est attachée par ses textes fondateurs. Ce genre de conditionnalité n’est pas spécifique à l’Algérie, il touche aussi deux pays membres et non des moindres de l’union. Il s’agit de la Pologne et de la Hongrie, deux pays en constante rébellion contre ce principe lequel, selon eux écorne leur souveraineté nationale. Ces deux pays sont et continuent toujours d’être épinglés par toutes les instances de l’UE particulièrement le parlement qui siège à Strasbourg et qui se montre virulent envers ces deux pays. Boukadoum, notre ministre des affaires étrangères, connaissant parfaitement les rouages qui fonctionnent au sein de l’UE  sait que finalement ce ne sont que des mots qui ne sont jamais suivis d’effets, c’est pour cette raison qu’il n’en fait pas une maladie ou un point de fixation, car il sait fort bien qu’un marché potentiel comme l’Algérie ne peut laisser indifférente cette Europe dont des pays comme la France, l’Espagne, l’Italie et l’Allemagne entretiennent des relations privilégiées avec notre pays. Derniers pays en date la Pologne, la Hongrie et la Roumanie. Ce dernier pays vient de faire savoir au gouvernement algérien que ses entreprises sont prêtes à tout moment à venir investir et s’installer en Algérie. L’économiste Mebtoul dont les avis sont appréciés par les autorités du pays préconise lui aussi un partenariat privilégié avec l’UE selon le principe gagnant-gagnant. Cette question des droits de l’homme et du respect des libertés n’est pas à proprement parler une épée de Damoclès, c’est juste une communication, une de plus, censée amadouer les partenaires étrangers. Les Algériens ne doivent en aucun cas s’en offusquer. Il n’en demeure pas moins que durant ces vingt dernières années notre pays a largement piétiné les libertés individuelles et publiques tels que le libre exercice syndical, la mise sous séquestre de certains journaux de la presse nationale, une justice aux ordres  du pouvoir de l’époque et bien des qualificatifs qui n’ont rien à voir avec l’existence d’un Etat de droit. A présent que le pays a pris des engagements envers le peuple en ce qui concerne les droits de l’individu quel que soit son sexe, son appartenance communautaire ou sa religion il faut donner du temps aux textes de lois nouvelles qui vont être promulguées prochainement et qui tirent leur substance de la constitution amendée et approuvée par le peuple.  La constitution une fois signée et que les lois y afférentes qui consacrent un véritable Etat de droit seront mis en application, l’UE y compris son parlement n’auront plus rien à dire. En fait il y a eu une précipitation  européenne qui n’avait pas lieu d’être.      

 

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