La chambre d’accusation d’Alger l’a décidé-Quelles accusations pour Houda Feraoun et Djamila Tamazight

Ainsi le contrôle judiciaire qui concernait l’ex ministre de la poste, Houda Feraoun et l’ancienne ministre de l’industrie, Djamila Tamazirt vient d’être annulé par la chambre d’accusation d’Alger centre. Les deux femmes ayant occupé des postes ministériels de grande importance se retrouvent derrière les barreaux, en attendant de comparaitre à leur procès.

Cela n’a pas duré. La chambre d’accusation de la cour d’Alger a sans doute jugé que la liberté provisoire accordée par le juge d’instruction qui a instruit leurs affaires comportait un risque d’évasion hors du territoire national des deux mises en cause. Les avocats de la défense des deux ex ministres ayant immédiatement fait appel de l’arrêt rendu par la chambre d’accusation estiment que cette incarcération n’a pas lieu d’être et qu’on aurait pu confisquer les passeports de ces deux dames mettant ainsi fin à tout risque de fuite. Cependant les juges siégeant dans cette chambre d’accusation ont probablement pensé que ces deux ex ministres très proche du pouvoir précédent ne devaient pas avoir seulement un passeport mais plusieurs et qu’il aurait été facile pour elles de passer les contrôles aux frontières surtout si ces dernières pouvaient bénéficier de complicités. Cela est souvent arrivé dans le passé et cela se produit encore. La date du procès de ces deux ex responsables n’ayant pas encore été fixée il y a une forte probabilité qu’elles passeront des mois en prison. Pour une femme comme Houda Feraoun qui a pour ainsi dire été élevée dans du coton , bénéficiant de tous les privilèges dus aux nantis , se retrouver derrière les barreaux en compagnies de détenues de droit commun poursuivies pour  des crimes divers  ou à caractère meurtrier représente pour elle la pire des humiliations . On connait l’ambiance qui règne dans les prisons pour femmes. Railleries, insultes et violence physique sont des cas quotidiens. Bien sur l’ex ministre bénéficiera sans doute d’une protection particulière mais elle essuiera sans doute au niveau des gardiennes de prison quelques quolibets durs à entendre. L’autre incarcérée, Djamila Tamazirt qui porte le nom d’une identité nationale est moins connue que Houda Feraoun mais la fonction qu’elle a exercé réveille chez ses compagnes de prison des velléités qu’elles ont toujours eues en elles concernant particulièrement tous les « M’séhil » . S’agissant d’une femme ce sera la  chasse à cour .S’agissant des accusations retenues contre ces deux ex ministres, Houda Feraoun s’en tire mieux que sa compagne. En effet il est retenu contre l’ex ministre de la poste et des TIC que des charges, certes conséquentes mais pas aussi lourdes qu’on ne le croit . Il est retenu contre elle que l’enfreinte à la législation et la réglementation  régissant les marchés publics par une passation indue de ceux-ci et l’abus d‘autorité et de fonction. Quant à l’autre ex ministre qui a occupé pendant un temps assez bref sa fonction il lui est reproché moult choses dont elle se serait rendue coupable comme la corruption , l’abus de fonction , de pouvoir , enfreinte à la réglementation en matière de passation de marchés publics et détournement de deniers publics. La facture sera donc plus salée concernant Djamila Tamazirt. En attendant ces deux dames de la haute société façon algérienne passeront la fête de fin d’année en prison et partageront le menu amélioré offert par  ce lieu de détention avec leurs compagnes « plébéiennes ».

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