Futures élections législatives-Le corps électoral convoqué avant le 31 décembre

 Dans son intervention par le biais de son tweeter à partir d’Allemagne le président de la république a annoncé la convocation du corps électoral avant la fin de cette année. Entre temps interviendra la dissolution des deux chambres du parlement. Les élections législatives auront lieu au cours de l’année prochaine, vraisemblablement au cours du premier trimestre.

A près une telle annonce la classe politique doit être retournée. Elle ne s’attendait pas à un tel calendrier. C’est à présent aux partis politiques de reprendre le chemin de la démocratie. Après une si longue absence ils auront du pain sur la planche. Quel parti obtiendra la majorité ? Le FLN ? Certainement pas. Son lourd passé de compromission politique qui lui a fait perdre son âme le sanctionne déjà auprès du peuple. Ce même peuple qui a scandé lors des grandes manifestations du Hirak « FLN dégage ». Il parait étonnant que les électeurs reconduisent à nouveau l’ex parti unique. Il en sera de même pour le RND qui ne vit aujourd’hui que sur le papier. Quel parti émergera du lot et remportera t-il le nombre de sièges suffisant pour devenir majoritaire dans la nouvelle assemblée nationale ? Il n’y en aura pas un mais quelques uns qui devront former une coalition. Ce sera difficile compte tenu des rivalités et des divergences qui existent entre eux. Il y a quand même une formation politique qui a émergé ces derniers temps et qui fait de plus en plus parler d’elle, c’est le parti de Sofiane Djillali « Djil El Djadid ». Ses positions modérées et le soutien qui ne sont toutefois pas inconditionnels que ce leader apporte aux initiatives du président sont appréciés en haut lieu mais cela ne signifie pas pour autant que cette formation relativement ancienne obtienne, du premier coup la majorité des sièges au parlement. Ce parti n’a pas de réservoir militant comme les vieux partis mais cela n’est pas un obstacle car on a souvent constaté lorsqu’un parti a la faveur des médias et quelque encouragement du pouvoir en place des militants d’autres partis qui n’ont plus la faveur du sommet de l’Etat désertent ces formations pour rejoindre  avec un certain zèle un parti qui donne certains indices de victoire électorale. Souvenons–nous du RND  même si les circonstances et le climat politique ne sont plus les mêmes qu’en 1997. Il n’en demeure pas moins que les opportunistes de tous bords sont toujours aux aguets et n’attendent que le moment  qui leur parait opportun pour s’investir dans la politique dans l’unique objectif  de faire parler d’eux. Il y a bien sur les partis islamistes qui se lanceront en rangs dispersés car le MSP de Makri a toujours fait cavalier seul et ne veut pas s’acoquiner avec la formation de Djaballah, trop radicale pour son gout. Cette dernière comme d’habitude n’a jamais dépassé les dix pour cent de voix. De toute façon l’islamisme politique n’est plus en vogue en Algérie. Certes il conserve une base militante très conservatrice mais celle-ci n’a pas la faveur d’une majorité de citoyens qui s’ouvrent de plus en plus à la modernité. Enfin il y a les partis de l’Alliance dite démocratique dont l’idéologie heurte les sentiments profonds des Algériens. Ces partis conservent une minorité agissante et identitaire mais ils restent confinés dans deux régions bien précises. Alors pour qui voteront les Algériens pour désigner leurs représentants aux prochaines élections législatives ? Ce qu’on nomme la société civile créera peut être la surprise car c’est souvent elle que le président cite dans ses discours. Les corporations professionnelles, les syndicats, les associations qui forment déjà un front de soutien aux initiatives présidentielles pourront peut être former un bloc de rassemblement qui n’est pas politique mais citoyen. Si c’est le cas c’est une Algérie nouvelle, loin des clivages idéologiques qui émergera de ces prochaines législatives.

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