Annaba-Une ville qui navigue à vue

Le commun des mortels se pose ces derniers temps la question autour de l’existence de responsables à la commune d’Annaba à un moment où la presse locale à soulevé un énorme problème de mœurs menaçant la sécurité des personnes et causant, selon certains buralistes,  d’énormes problèmes aux commerçants de cette esplanade qui faisait autrefois la fierté de la ville.

La descente policière qui a été à l’origine de l’embarquement de certaines personnes n’a eu d’effet que le temps de l’opération que  revoilà qu’hier encore vers les coups de 9 h30 du matin deux personnes une femme et un homme ont offert un spectacle désolant aux passants et aux personnes qui ont choisi cet endroit pour se reposer et profiter des premiers rayons de soleil de cette matinée de mardi 15 décembre. Le lieu de la rixe qui s’est éclatée entre les deux protagonistes pour des raisons inconnues, trouve sa scène à proximité du siège de l’APC d’Annaba un lieu de prédilection de certaines personnes habituées de cet espace. Des paroles à vous crever le tympan  se sont échangées à haute voix sans aucun respect des usagers de ces lieux. Des vulgarités et des obscénités ont été proférées de part et d’autres mettant dans la gène et dans des colères silencieuses nombreuses personnes qui n’ont  pas admis un tel comportement de gens adultes exposé en public. «Y a–t-il un responsable dans cette ville qui se clochardise d’un jour à l’autre ? Sommes-nous obligés de supporter ces  agressions verbales  quotidiennement ? Sommes-nous obligés, sans aucune réaction des responsables locaux, d’entendre continuellement des obscénités d’un caractère très  vulgaire ? Devons-nous, nous interdire d’être accompagnés de nos proches pour éviter d’être agressés verbalement ?  » S’est insurgé un citoyens qui ajoute « Ces situations se passent malheureusement devant l’APC au vu et au su de tous les responsables. Nous sommes en droit de nous interroger sur la responsabilité et le rôle de ces élus. Cette situation devenue un véritable fléau qu’il faut éradiquer avant qu’il ne prenne de l’ampleur ». Nous a lancé ce vieil homme retraité de son état qui condamne énergiquement ce type de comportement, des deux protagonistes dont l’âge varie entre 50 et 60 ans, mais ce langage dénote la qualité d’éducation qu’ils prodiguent à leur entourage. Inconscient du désagrément qu’ils causent aux passants, l’homme et la femme se sont adonnés à une sorte d’injures  et de menaces réciproques sans honte bue, qui a permis à certaines personnes de s’empresser pour s’épargner une telle scène indigne de la ville. Une ville qui se clochardise de jour en jour. Un tel comportement est une atteinte à l’ordre public. Car toute injure entraîne son auteur à une condamnation allant jusqu’à trois mois de prison. Dans ce cas précis elle l’a été dans un contexte de trouble à l’ordre public. Et là ce n’est qu’un petit exemple du quotidien de cet espace public qui se transforme parfois en terrain de querelles interminables entre plusieurs personnes, surtout de sexe féminin.  La municipalité doit prendre ses responsabilités devant cet état de fait et ne pas jeter la balle sur la police, c’est tout d’abord un acte de civisme de la part des élus, s’ils se comportent en tant que tels. Cette responsabilité leur échoie, la police n’est là que pour protéger le citoyens et mettre à exécution les arrêtés des responsables concernés, quand ces arrêtés existent. A cette situation s’ajoute aussi l’effet de la mendicité, un fait que la loi réprime à travers les dispositions du code pénal qui pénalise jusqu’à six mois de prison toute personne qui se livre habituellement à la mendicité et qui dispose de moyens à même de lui permettre de subvenir à ses besoins. Annaba de ce genre de comportement elle en connait. Nous assistons quotidiennement à des scènes de ce genre sur le cours de la révolution. En effet un homme d’un certain âge enturbanné se positionne quotidiennement sur le trajet  situé entre le TRA et Air Algérie, parfois du coté de l’ex tribunal,  agressant, particulièrement les femmes et les jeunes filles leur collant au corps pour leur subtiliser par la force d’insister quelques sous, que ces dernières consentent à donner rien que pour s’en débarrasser. Pour celles qui refusent c’est une insulte qu’elles reçoivent. D’autres exposant sur la voie publique des enfants en bas âge qu’ils soient africains ou syriens ou encore algériens la loi du pays doit s’appliquer dans toute sa rigueur. Les associations pour la protection de l’enfant doivent réagir à l’effet de mettre à l’abri ces enfants mineurs dont l’éducation de la rue pourrait les transformer  en futurs délinquants notoires. La responsabilité des autorités est totalement engagées et celle des parents encore plus. Coté drogues et autres activités de banditisme, les communiqués que reçoivent les représentants de la presse des services de police et de gendarmerie sont alarmants. Chaque jour que Dieu fait c’est des quantités considérables de ces produits nocifs pour la santé qui sont saisis et des personnes arrêtées. Les prisons du Pays regorgent de ce genre de personnes versées dans le deal de la drogue et des agressions. La liste de ces phénomènes et longue et le chômage en est l’une des principales causes. HK

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