Après une visite impromptue de l’ambassadeur de France au siège du FLN parti

Le secrétaire général du FLN a reçu dernièrement au siège du parti l’ambassadeur de France en Algérie dans le cadre d’une visite qualifiée de courtoisie. Cela n’a visiblement pas plu à deux députés du vieux parti qui se sont mis en colère contre M. Baadji, l’actuel SG  du FLN.

Pourquoi l’ambassadeur s’est-il approché du FLN qui a toujours été considéré comme hostile au rapprochement entre les deux pays tant que l’ex puissance coloniale n’ait pas reconnu ses fautes commises pendant la colonisation et la guerre d’Algérie ? Dans les coulisses du vieux parti où on parle souvent à mots feutrés on pense que cette visite du diplomate est liée à la question mémorielle dont le dossier est actuellement en cours. L’Ambassadeur a-t-il agi de son propre chef ou bien l’a-t-on conseillé de désamorcer la bombe FLN  au moment où cette question mémorielle est en train de s’activer entre les deux rives de la Méditerranée. C’est du moins ce que pensent ces deux députés récalcitrants qui se sont élevés contre une telle visite du diplomate français d’autant que le secrétaire général du FLN a demandé au staff dirigeant de ne pas soulever, en aucune façon, la question des crimes de guerre commis par la France pendant la révolution. Il aurait même, selon, ces deux députés, menacé ces derniers de représailles s’ils soulevaient une telle question. Une députée des plus conservatrices de l’ex parti unique a quant à elle qualifié l’attitude du secrétaire général de trahison. Il reste cependant que la direction collégiale du vieux parti na rien dit. Cela suppose que le FLN en prévision des prochaines élections législatives  veut rebondir sur la scène politique et l’appui de la France même caché ne se refuse pas. Par ailleurs sachant que le président de la république veut en finir avec cette question mémorielle en voulant tourner directement la page avec ce sujet qui fâche, le FLN  en se taisant et en acceptant quelque compromis espère en retour une main tendue du sommet de l’Etat , le débarrassant ainsi de la mauvaise image qui lui colle aujourd’hui à son étiquette.

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