La stratégie à deux faces du Maroc

Le monarque marocain, Mohamed Six a adressé un message au président Tebboune dans lequel il exprime au chef de l’Etat algérien son soulagement tout en lui souhaitant un prompt rétablissement. Cela signifie que le roi ne veut pas couper le contact avec l’Algérie. Certes l’intention est louable. Elle tempère aussi la tension qui existe entre les deux pays, particulièrement ces précédents jours où des bruits de bottes se faisaient entendre des deux cotés de la frontière qui sépare les deux pays.

Mohamed Six nous a habitués à souffler le chaud et le froid. Il n’avait cessé de le faire avec l’ex président de la république et il récidive avec l’actuel président. C’est ce qu’on appelle la diplomatie à deux visages, l’un souriant, l’autre sombre. Laquelle d’entre ces deux faces doit–on accorder crédit ? Bien sur en tant que chef d’Etat responsable le président Tebboune remerciera le roi pour son intention. Il reste cependant que les relations entre les deux voisins demeurent très tendues. Elle le sont davantage avec le jeu de troc auquel s’est livré le souverain marocain en acceptant l’offre du plus démentiel chef d’Etat de la planète, Donald Trump, en acceptant de reconnaitre l’Etat sioniste en échange de la reconnaissance par les USA de la souveraineté marocaine sur le territoire sahraoui. Une décision contraire d’ailleurs aux résolutions de l’ONU dont les Etats–Unis y ont toujours souscrit. On ignore d’ailleurs si le prochain président, en l’occurrence Joe Biden continue sur la lancée de Trump, ce qui est fortement probable car il y a Israël au milieu et on sait que les USA sont les alliés inconditionnels de l’Etat hébreu. Il serait étonnant que Biden fasse un geste qui pourrait entacher les relations fusionnelles que Washington entretient avec Tel Aviv. Galvanisé par cette stratégie de marchandage sur le dos des palestiniens le roi du Maroc sait à présent que du coté de l’ONU rien ne sera entrepris contre lui car les USA disposent du droit de véto qu’ils enclencheront à chaque fois que la question du Sahara occidental revient au tapis. Les grands perdants dans cette histoire ce sont les Sahraouis qui connaitront le même sort des palestiniens dont l’aspiration à un Etat indépendant aux cotés d’Israël est aujourd’hui plus éloignée que jamais et on peut même dire sans nous tromper que l’existence d’un tel Etat est devenue illusoire.  De tous les pays arabes seule l’Algérie semble y croire car pour notre pays c’est une question de principe inébranlable. Le Sahara occidental subira t-il le même sort que la Palestine ? Il y a fort à craindre que ce soit le cas car le Maroc est soutenu par tous les pays arabes, certains ouvertement d’autres, brillant par leur silence éloquent. Or comme dit le proverbe « Qui ne dit mot consent ». Il semble que la stratégie algérienne actuelle n’est pas payante car elle s’appuie sur les résolutions onusiennes. Or on sait que l’ONU  est dominée par trois puissances qui font fi de la plupart des résolutions soumises au conseil de sécurité pour approbation. Alors comment sortir de cet étau qui est en train de se serrer sur l’Algérie ? La voie diplomatique n’ayant servi à rien. Deux solutions s’offrent à notre pays soit la solution militaire et celle-ci est synonyme de tous les dangers soit le dialogue auquel il faudra bannir toute intransigeance et au bout duquel l’Algérie pourra sortir la tête haute sans se départir de ses intentions louables qui ont toujours été saluées à travers le monde.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *