L’Algérie face à des menaces?Lesquelles ?

L’organe de l’armée « El Djeich » tire la sonnette d’alarme et met en garde tous ceux qui veulent porter atteinte à la stabilité et à la sécurité du pays. Il met en cause tous ceux qui sont derrière les mouvements de protestation sociale et les grèves spontanées. Soit ! Mais qui sont  ces gens ou cercles qui tirent les ficelles ? Il se trouve que sur cette question, c’’est le flou total.

Ne vaut-il pas mieux connaitre son ennemi pour mieux le combattre ? Si celui-ci reste caché ses appuis le resteront aussi et un climat de suspicion s’instaurera alors. Le mieux que les autorités supérieures du pays puissent faire c’est d’être plus transparentes en qualifiant les commanditaires d’actions qui mettraient en péril la situation sécuritaire du pays.  Qui sont ces terroristes  et racistes dont parle la revue de l’ANP ?  Il n’ ya pas jusqu’ici de réponse claire à ce sujet.  Yen aura-t-il ? Il reste que l’opinion publique a besoin de savoir ce qui se passe actuellement dans le pays. Cette Algérie nouvelle que le nouveau pouvoir s’efforce d’édifier doit être fondée sur des règles de droit et pas autre chose. Le pays s’est doté d’une constitution largement amendée qui sert de socle à un Etat de droit. Or les fondements d’un Etat de droit sont représentés par la séparation des pouvoirs. Or il se trouve que les mécanismes d’une telle séparation ne fonctionnent pas encore. Certes nous ne sommes qu’au début de l’application de la loi fondamentale car le pays ne dispose pas encore d’un parlement nouveau issu d’élections libres et transparentes. Par contre la justice n’a toujours pas fait sa mue. Il y a encore des réticences dans l’appareil judiciaire. Nous ne parlons pas du ministère de la justice, lequel n’interfère plus dans les affaires judiciaires qui sont confiées à des magistrats, lesquels ont encore ancrés en eux  des reflexes d’antan qui ne sont plus conforme à l’esprit des lois défini par la nouvelle constitution. Il ya encore des amalgames et des décisions de justice qui étonnent l’opinion publique qui en parle dans la rue ou à travers les réseaux sociaux. Pour en revenir à ce qui se passe depuis un certain temps avec la reprise des manifestations du vendredi qui se réclament d’un hirak revisité car éloigné des revendications populaires totalement justifiées exprimées au cours de l’année 2019 , il est clair qu’il existe derrière les initiateurs de ce mouvement des forces occultes. L’opinion publique  a le droit de les connaitre. Qui sont –ils ces personnes, clans ou forces politiques qui agissent dans l’ombre et tirent les ficelles ? La revue « El Djeich » ne les cite pas. Elle se contente d’allusions or ce qu’attend le peuple ce sont des précisions. Il veut connaitre ses ennemis et ne se contentera pas de demi-vérités. Car aucun citoyen ne voudra encore vivre ces périodes noires  qui ont semé la division de la nation. Il faut des noms et  des visages en y apportant des preuves tangibles de leur implication  dans ce qu’ils préparent de néfaste pour le pays. Quant aux protestations sociales qui revendiquent des droits qui n’en sont pas nécessairement fondés, considérant la situation économique extrêmement difficile que le pays est en train de vivre présentement ont-elles réellement un lien avec le néo hirak ou s’agit –il seulement d’un ras le bol qui n’a rien à voir avec la politique ? Dans ce genre de complot si vraiment il y a complot il y a une part de discernement. Il ne peut y avoir de place à la supposition cela est désormais interdit par la constitution et nul n’est au-dessus de la loi fondamentale car si c’est le cas alors rien n’a changé.

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