Administration publique-Djerrad prône une charte d’éthique

Devant les énarques où il a animé une conférence, le premier ministre est revenu sur son thème favori qui est aussi partagé par le président de la république qui en a fait son créneau au cours de sa campagne électorale pour la présidentielle de fin 2019 : La moralisation et l’éthique.

Le premier ministre a déclaré qu’on ne peut combattre la corruption sans avoir au préalable diagnostiqué ses causes. C’est pour cela qu’il a demandé au corps professoral de l’ENA qui forme les grands fonctionnaires de l’Etat et de ses administrations d’inscrire désormais un module intitulé «  comment mettre fin aux actes et comportements qui favoriseront plus tard la corruption au sein des services de l’Etat ». Indépendamment de cette consigne qui concerne, au demeurant, le long terme, le premier ministre a annoncé un certain nombre de mesures qui permettront de débusquer les comportements de fonctionnaires dans l’exercice de leurs fonctions. Il y a encore des actes enracinés depuis des années qui poussent ou entrainent les agents du service public directement vers les canaux de la corruption et du passe droit. Cette bureaucratie tentaculaire qui a imprégné l’administration publique est toujours présente et continue d’agir comme bon lui semble. Pour le premier ministre il est temps d’y mettre un terme et définitivement. Comment ? Selon lui il faut multiplier les cellules d’écoute du citoyen et prendre en compte ce qu’il dit. Il ne faut plus prendre le citoyen comme un ignare qu’il faut à chaque fois corriger alors que dans la plupart des cas il a raison. Certes il n’est pas question de se livrer à une chasse aux sorcières, tel n’est pas le but du gouvernement mais lorsqu’un citoyen expose son problème la première réaction de l’agent qui a la charge de l’écouter consiste à dire « Il n’ y a pas de fumée sans feu ». Dans cette optique la multiplication de médiateurs de la république est une réponse adéquate car les problèmes de bureaucratie qui empoisonnent la vie du citoyen ne seront plus ignorés comme ils l’ont toujours été dans le passé. Le médiateur sera en étroite relation avec les cellules d’écoute de manière à agir plus rapidement en arbitre entre l’administration et le citoyen. Pour le premier ministre ce n’est là qu’une première piste. Il y en aura d’autres et, de cette manière, la bureaucratie sera tellement cernée de toute part  qu’elle ne pourra plus agir comme elle l’a toujours fait.   

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