L’enseignement de l’anglais à l’université-Ce n’est plus une priorité estime Benziane

Le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique estime que l’apprentissage de la langue anglaise préconisé par certains ministres antérieurs à lui n’est plus une priorité. On l’avait présenté comme impératif mais Abdelbaki Benziane considère que c’est un faux problème.

Pour le ministre l’essentiel n’est pas à ce niveau ou à la binarité français –anglais, le plus important a déclaré Benziane consiste à améliorer notre système d’enseignement du troisième cycle. « Nous avons fait quelques progrès mais ceux–ci restent encore insuffisants. Nous avons gagné cent places dans le top des universités mondiales mais nous sommes classés à la 600 ème place au niveau international. Le chemin est encore long » a ajouté le ministre. Enchainant sur le problème linguistique il a déclaré qu’au lieu de se focaliser sur l’apprentissage de l’anglais dans l’enseignement scientifique on ferait mieux d’étendre l’apprentissage à d’autres langues étrangères, telles que l’espagnol et le chinois. Concernant le français le ministre estime que ce serait une erreur de privilégier l’anglais au français, estimant qu’il n’ ya aucune dualité et que la langue française dans la recherche scientifique médicale est toujours au premier rang au niveau mondial. Le ministre a tout à fait raison quand il fait référence au domaine de la médecine qui place la France au premier rang mondial. Idem pour la chimie. En réalité le remplacement du français par l’anglais a une connotation idéologique et celle-ci est d’essence islamo conservatrice. Pour les islamistes et les conservateurs de tous bords le français rappelle de douloureux souvenirs liés à la guerre d’Algérie. Ils oublient cependant que la très grande majorité des nationalistes et des leaders de la révolution algérienne s’exprimaient avec aisance dans la langue de Voltaire et de Rousseau que dans la langue de Shakespeare. La langue française est certes la langue de la colonisation mais elle est considérée comme un précieux butin de guerre et ce n’est pas l’anglais de piètre qualité linguistique  appris à l’école , au lycée et dans l’université qui arrivera à supplanter le français dont un nombre interminable de mots font partie de l’arabe que les Algériens parlent au quotidien.   

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