mardi, décembre 7, 2021
ÉconomieAgriculture Une sécheresse préoccupante

Agriculture
Une sécheresse préoccupante

Après quelques averses, au demeurant bien accueillies par les agriculteurs la température s’est à nouveau réchauffée, ces derniers jours sur l’ensemble du territoire national, atteignant jusqu’à 30° au nord et plus de 38° au sud. La terre n’ayant pu absorber les quantités de pluie de ces derniers jours. Le sol s’est à nouveau craquelé, rendant difficile toutes semailles.

 Certes octobre a toujours été ensoleillé et peu pluvieux en Algérie. Il faudra donc attendre ce mois de novembre pour avoir une idée sur le plan climatique. C’est au cours de ces derniers jours d’automne que nos agriculteurs et nos céréaliers seront définitivement fixés sur le sort qui les attend. L’année 2021 a été la pire année sur le plan agricole, d’où cette faiblesse de la production dont la conséquence se voit aujourd’hui au niveau des marchés. Cette flambée des prix des produits agricoles n’est pas seulement le fruit de la spéculation qui existe, certes, elle est en grande partie par la faiblesse de l’offre à l’échelle nationale. En fait c’est tout le problème des ressources en eau pour l’irrigation des terres qui se pose aujourd’hui au gouvernement avec acuité. Les barrages sont remplis à moitié pour le tiers d’entre eux, les deux tiers restants sont pratiquement à sec. Si l’hiver ne s’avèrerait pas généreux en pluies abondantes cette année et au début de l’année suivante le risque d’une pénurie de produits issus de la terre est à prendre très au sérieux. Il faut donc trouver les solutions les mieux adaptées pour sauver notre agriculture afin d’éviter à la population de connaitre la plus sévère contrainte alimentaire que le pays ait connue. Ce genre de réflexion climatique doit devenir la priorité. Il doit être confié à des start-up et non aux administrations liées au ministère de l’agriculture et à celui des ressources en eau qui n’ont rien fait jusqu’à ce jour. On a besoin de génies de l’innovation or seules les start-up y ont accès. L’invention est la clé de la réussite. L’exemple le plus illustratif et le plus gratifiant nous vient d’un pays que nous détestons, Israël. Ce pays, indépendamment de sa politique expansionniste est aujourd’hui à la pointe de la technologie d’extraction de l’eau dans des zones très arides et le plus souvent désertiques. C’est justement grâce à cette floraison de start-up qu’il encourage financièrement qu’il a pu résoudre l’énorme problème de la ressource en eau qui touche l’ensemble du Moyen-Orient. En Algérie, pays bordé par la mer tout au long de 1200 kilomètres de cote, l’alimentation en eau potable est en voie de résolution avec l’option de dessalement de l’eau de mer, préservant ainsi les barrages qui seront exclusivement réservés à l’irrigation des terres à condition, toutefois,qu’il pleuve au moins quatre mois de l’année, ce qui n’est pas certain avec le réchauffement du climat que connait actuellement la planète et qui ne fait que s’aggraver. D’où l’importance de la mise en place de cette ingénierie de l’eau signalée plus haut dans cet article. Il y a aussi l’autre projet, monumental celui-là, celui de l’exploitation de cette mer intérieure qui existe sous les dunes de notre immense Sahara. Cela exige un apport technologique titanesque qui transformerait la configuration désertique d’un des plus grands déserts de la planète. Un projet équivalent à celui du canal de Suez ou celui du Panama où il serait question de creuser des autoroutes hydriques qui transporterait des quantités d’eau suffisantes pour irriguer des oasis artificielles sur toute l’étendue du Sahara. Cela exige un budget considérable mais l’apport pour les générations futures d’Algériens sera incomparable. Enfait ce sera la garantie d’un avenir protégé des incertitudes climatiques qui se profilent de plus en plus à l’horizon.

 

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Exclusive

- Advertisement -Newspaper WordPress Theme

Latest article

Plus d'articles