vendredi, mai 27, 2022

Dégradation de la vieille ville de Mila: L’OGBC pointé du doigt

L’Office de gestion des biens culturels (OGCB) est encore une fois pointé du doigt à Mila. Les amis de la vieille ville et les riverains accusent cet organisme étatique de laxisme en matière de protection de la cité antique. Pour des membres de l’Association des Amis du Vieux Mila, l’OGCB continue de briller par sa nonchalance dans son domaine d’activité, à savoir la gestion du patrimoine culturel de la vieille ville. « Malgré l’importante ressource humaine, dont il dispose, l’OGBC continue d’ignorer ses missions en matière de préservation du site antique. Depuis 2008, date à laquelle la gestion de ce patrimoine a été dévolue à cet office, on n’a enregistré aucune action utile au profit de la ville »Toutefois, la mollesse ou l’inaction de cet organisme étatique n’est pas la seule source d’inquiétude pour les membres de l’association que préside le Pr en médecine Abdelaziz Segueni. En effet, l’incivisme des riverains et les actes érosifs de certains pensionnaires des lieux sont également mis à l’index. Nos interlocuteurs qualifient de « crime » et « d’actes de sabotage » toutes les opérations de reconstruction au béton des édifices de l’ère byzantine entreprises par certains occupants des lieux et appellent les services de l’OGCB d’intervenir pour juguler l’élan de restauration sauvages des bâtisses, qui ne cesse de prendre de l’ampleur. Dans ce sens, ils exigent le respect total de l’architecture traditionnelle dans toute opération de reconstruction ou de restauration à l’intérieur du périmètre de la vieille ville. En matière d’actes de vandalisme perpétrés contre la ville, des témoignages rapportent que les tuiles rondes, les poutres et les madriers de toitures entières ont été enlevées et vendues. Aussi, on appelle à l’intervention urgente de l’OGCB et des autorités afin que soit mis un terme à l’érosion qui sape les monuments de l’enceinte romaine. Rappelons que la vieille ville de Mila est classée officiellement patrimoine national depuis l’année 2008 et qu’un plan pour sa sauvegarde a été approuvé par le commission interministérielle et publié dans le journal officiel en 2018 ; ce qui augure d’un avenir meilleur pour la cité qui portait le nom de Milev au 3ème siècle avant Jésus Christ.

Commentaires

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Derniers articles