vendredi, mai 27, 2022

Faute de précipitations hivernales:
Baisse drastiques des ressources hydriques souterraines à Mila

Le potentiel hydrique de la Wilaya de Mila en prend un sérieux coup. Faute de précipitations en période hivernale, la nappe phréatique locale fait peau de chagrin, ce qui augure d’une saison estivale des plus dures. En effet, l’absence de pluies impacte sérieusement les réserves hydriques souterraines de la région, faisant planer le spectre de la sècheresse tant sur le monde agricole que sur la consommation domestique. Selon une source de la DRE, les eaux souterraines se sont réduites de pas moins de 3 millions de mètres cubes à cause de la sécheresse qui sévit dans la région. Un indice doublement inquiétant si l’on sait que les régions du sud de la Wilaya sont essentiellement alimentées en eau à partir des forages et puits d’eau, d’une part, et d’autre part, on est à quelques mois seulement de la saison estivale. « Les ressources hydriques souterraines ont diminué d’environ 3 millions de mètres cubes cette saison, faute de pluviométrie ; ce qui fait craindre un stress hydrique en été », dira-t-il. Il est à souligner, au passage, que 16 des 32 communes que compte la Wilaya de Mila ne sont toujours pas alimentées en eau à partir du barrage de Beni Haroun, qui se trouve fortement impacté, également, par l’absence de précipitations. Notre source souligne que le plan d’eau de Beni Haroun n’a pas atteint son niveau de remplissage habituel cet hiver. D’une capacité de stockage de 1 milliard de mètres cubes d’eau, le plus grand ouvrage hydraulique du pays n’est rempli qu’à environ 80% de ses capacités en ce moment. Aussi, les parties concernées par l’alimentation de la population locale en eau de table commencent déjà à penser aux palliatifs à mettre en place si la présente situation s’inscrit dans la durée. L’ADE, à titre d’exemple, envisage déjà de revoir son programme de distribution d’eau si la sécheresse perdure. Parallèlement, cette entreprise a lancé une campagne de sensibilisation en milieu scolaire sur la rationalisation de la consommation de l’eau, comme elle a entrepris une vaste opération de colmatage et de réparation des fuites relevées sur les réseaux de distribution d’AEP. Signalons que les déperditions du précieux liquide induites par les fuites et les branchements illicites représentent près de 10% du volume d’eau distribué.

Commentaires

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Derniers articles