vendredi, mai 27, 2022

Pénurie de lait en sachet à Mila:
Les petites bourses doublement pénalisées

La pénurie de lait en sachet qui sévit depuis de longs mois à Mila pénalise énormément les consommateurs. Ils sont à la fois confrontés à la rareté de cette denrée et aux majorations injustifiées de son prix pratiquées par certains revendeurs. En effet, les quantités accordées par les laiteries aux détaillants de la Wilaya sont très en deçà des besoins de la population locale. Aussi, on assiste, chaque matin que Dieu fait, à de longues queues et des bousculades devant les locaux des revendeurs de cette denrée de première nécessité ; des comportements qu’on croyait révolus à jamais depuis la conversion du pays à l’économie du marché. L’obtention d’un sachet de lait subventionné s’érige, désormais, en véritable casse-tête chinois pour les petites bourses : pour s’en procurer, il faut se lever tôt et batailler par-dessus-le-marché. Et on n’est pas au bout de ses peines, car le consommateur, et depuis l’installation de la pénurie, doit se plier aux exigences des ingrats revendeurs qui, profitant de l’insuffisance de l’offre, exercent, sans vergogne désormais, des majorations illégales du prix du sachet de lait, réglementé en principe à 25DA ! Une pratique qui tient à la fois du vol et de la violation de la réglementation. En effet, malgré les efforts des services de contrôle de la DCP, il subsiste toujours des « foyers », où le prix du lait en sachet est revu illégalement à la hausse. Dans la commune de Sidi Merouane, à titre d’illustration, aucun revendeur de cette matière de première nécessité ne se conforme à la réglementation. Là, un litre de lait reconstitué en sachet ne coûte plus 25 DA depuis des lustres, mais bien… 30 DA. Cette majoration injustifiée de 5DA par sachet, qui fait du reste jaser les petites bourses, représente 20% du prix d’un litre de lait ; autrement dit pour tous les cinq litres achetés, c’est un litre de perdu pour le consommateur ! Gravissime. Des citoyens de la localité affirment que cette honteuse pratique ne date pas d’aujourd’hui, en expliquant que les revendeurs exploitent l’insuffisance de l’offre pour « délester » les gens. Aussi, ils appellent les parties concernées par la répression de la fraude d’intervenir pour mettre le holà au diktat de ceux que tout le monde s’accorde d’appeler « les voleurs ». Un appel est également lancé à l’adresse des autorités et des producteurs pour qu’un quota plus conséquent de lait en sachet soit accordé à cette municipalité et aux autres communes de la Wilaya, où d’ingrats marchands continuent de faire le beau et le mauvais temps, comme si on n’était pas dans un Etat de droits. Effectivement, selon nos interlocuteurs, les laiteries de la commune reçoivent des quantités très en deçà des besoins de la population locale, ce qui donne régulièrement lieu à des pratiques mercantiles de la part des commerçants. Signalons que le prix du lait en sachet, comme ceux de beaucoup d’autres produits subventionnés, est réglementé à 25 DA et ne doit, en principe, faire l’objet d’aucune augmentation. Mais des pratiques de ce genre ne sont pas propres à la seule commune de Sidi Merouane. Dans la commune voisine de Grarem Gouga, certains commerçants obligent, par exemple, les clients à prendre un sachet de lait de vache (le lait de vache pasteurisé ne marche pas à cause de son prix) pour tous les deux sachets de lait reconstitués achetés ! Sans commentaire !

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