vendredi, mai 27, 2022

Djamel Ould Abbas à nouveau ciblé par la justice :
Il aurait torpillé de l’argent destiné aux victimes du terrorisme

Un chèque de 5 millions de dollars remis à l’ex président défunt pour aider les victimes du terrorisme de la décennie noire, lequel l’avait confié, pour s’en charger, à l’ex ministre de la solidarité, en l’occurrence Djamel Ould Abbas. Sauf que le chèque en question a disparu. L’ex ministre devra s’expliquer au cours d’un procès spécifique à cette affaire.

C’est l’équivalent de 100 milliards de centimes. Cet argent avait été remis à titre gracieux par l’Émir du Koweït à Abdelaziz Bouteflika pour soulager quelque peu les souffrances des victimes du terrorisme islamiste qui avait mis l’Algérie à feu et à sang. Croyant agir de son mieux, l’ex président défunt avait remis le chèque libellant cette somme à son ministre chargé de la solidarité à l’époque. Du temps passa et l’ex président convoqua à la présidence de la république Djamel Ould Abbas et exigea de lui une explication du retard de cette intervention. Qu’a répondu l’ex ministre au président ? On n’en sait rien ! Sauf que depuis lors cette affaire tomba dans l’oubli. Elle ressort aujourd’hui. Le pole pénal financier a ouvert une enquête et chargé la police judiciaire d’effectuer toutes les perquisitions nécessaires. Actuellement l’ex ministre devenu après cela secrétaire général du FLN purge une peine de huit années de prison, verdict rendu lors d’un premier procès relatif à un détournement de fonds publics concernant l’achat d’ordinateurs et de matériel informatique destiné pour équiper les gestionnaires de la solidarité nationale.À présent c’est cette histoire de chèque brusquement envolé qui allongera sans doute sa peine de huit ans acquise lors du premier procès. En fin de compte Djamel Ould Abbas s‘était fait une spécialité dans le détournement des fonds publics. Malgré son âge avancé il ne s’embarrassait pas de scrupules d’autant que le ministère dont il avait la charge était hautement sensible sur le plan social. Qu’un ministre comme Bouchouareb qui s’occupait de l’industrie se serait engraissé en empochant des pots de vin faramineux cela passe plus ou moins car il n’était pas, entre parenthèses, le seul à être dans ce cas, les procès qui ont eu cours au cours de l’année 2020 ont suffisamment démontré la déliquescence du système de gouvernance du pays au cours de ces dix dernières années. Il se trouve néanmoins qu’un personnage politique comme Djamel Ould Abbas dont les discours nationalistes faisaient vibrer d’émotion les militants du FLN n’était en fait qu’un manipulateur qui ne pensait en définitive qu’à ses propres intérêts et ceux de sa famille et particulièrement ses enfants qui sont, eux aussi, concernés pour de scabreuses affaires de détournement d’argent public. Et l’honneur dans tout cela ?  A-t-il disparu au profit d’une vile affaire de profit engrangé sur le dos du peuple et surtout de malheureux qui auraient pu bénéficier d’un soutien même minime qui les aurait quelque peu soulagés ou du moins leur aurait donné à penser que l’État pense à eux ? Voilà un homme qui s’était engagé très tôt dans le combat révolutionnaire qui mena le pays à son indépendance perdre à jamais son action en se salissant aussi bassement lui effaçant définitivement tout bénéfice lié à son passé.

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