vendredi, mai 27, 2022

Démission du maire de Sidi Merouane (Mila):
Les éclaircissements de l’édile communal

Le maire de la commune de Sidi Merouane, M. Messaoud Bouarioua, est bel et bien démissionnaire de son poste, comme cela a été rapporté dans ces mêmes colonnes, dans notre édition du lundi 11 avril. Le P-APC a confirmé encore une fois, ce mercredi, sa décision, lors de l’entrevue qu’il a accordée à notre journal. « Ma démission est irréversible. Pour des raisons strictement personnelles, je ne pourrai plus assurer cette lourde responsabilité », nous a-t-il dit en substance. L’un des membres de son staff municipal, convié à l’entrevue, a, pour sa part, confirmé la décision de démissionner du président de l’APC, en expliquant : « Les membres de l’assemblée populaire communale sont unanimes ; ils vont voter pour la démission du maire ; car nous connaissons parfaitement les motivations personnelles qui l’ont poussé à prendre cette décision » Lors de cette rencontre, le maire a battu en brèche les infos rapportées par les médias sociaux et certains journaux électroniques locaux selon lesquelles sa démission a été précipitée par la prétendue affaire des débris d’enrobés issus de la scarification de la route entre Sidi Mérouane et Ferdoua ; une information rapportée également par notre journal AUJOURD’HUI , mais au conditionnel. Il nous dira dans ce sens : « cette affaire de détournement de débris issus de la scarification de la route est une pure fiction, inventée par un élu qui cherche à nuire à la dynamique de développement local et discréditer l’actuelle équipe municipale. » Nos interlocuteurs précisent, dans ce sens, que l’élu qui est derrière ce charivari est lui-même condamné à une peine de 18 mois de prison ferme pour des affaires de corruption, dont il s’était rendu coupable lorsqu’il était maire, durant la mandature 2007-2012. En évoquant l’affaire des débris d’enrobé donnés pour détournés par la vox-populi et les médias sociaux, le chef de la commune affirme que le prélèvement de ces débris a été effectué dans le cadre de la loi, sur autorisation de la DTP. « Nous avons demandé, sous le couvert de la daïra, à la DTP de nous accorder une quantité de débris d’enrobé ; ce que la DTP, par la voie de sa subdivision de Grarem-Gouga, nous a accordé. Nous avons prélevé, les 29 et 30 décembre passé, environ 500 mètres cubes de ces matériaux et la décharge signée entre notre APC et la subdivision de la DTP dans ce sens est là et elle fait foi. Les deux responsables précisent, par ailleurs, que les matériaux en question ont été utilisés pour le retapage des routes des localités de Ferdoua et Ras El Bir. Bref, en conclusion, les deux élus croient dur comme fer que tout ce bruit créé autour de ces débris d’enrobé n’est, en définitif, qu’une intention malsaine pour discréditer l’équipe municipale. Aussi appellent-ils les citoyens, notamment les internautes, de faire preuve de clairvoyance et de vigilance avant de répercuter dans l’opinion des infos qui pourraient se révéler imprécises.

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