vendredi, mai 27, 2022

Le Canada est une terre d’islamophobie

Les attentats à l’encontre des musulmans établis au Canada n’ont cessé de prendre de l’ampleur ces dernières années. Dernièrement une fusillade a éclaté dans un parking situé à proximité d’une mosquée. Les fidèles au sortir de la prière du Taraouih ont été la cible de tireurs à partir d’une voiture. Cinq musulmans furent blessés. Ce genre d’attaques contre la communauté musulmane est devenu fréquent. Il est l’œuvre de fractions identitaires et religieuses chrétiennes qui ne font aucun secret de se débarrasser de toute présence musulmane au Canada. Cela ne se passe pour le moment que dans les régions anglophones où les églises évangélistes sont très nombreuses. Ces églises prônent une haine sans retenue de l’Islam. Il ne s’agit pas d’islamistes comme on les appelle ailleurs en Europe mais de musulmans qui pratiquent leur culte sereinement, sans être mêlés à une déviation extrémiste de l’Islam. Dans la région francophone du Québec où vit une importante communauté algérienne les prémices d’une xénophobie envers nos ressortissants commencent à se faire ressentir, certes ce n’est pas avec l’ampleur que l’on connait dans les régions anglophones mais des déclarations concernant le port du hidjab, la consommation des produits halal, les appels des muezzins aux heures des cinq prières deviennent de plus en plus nombreuses sur les plateaux télés québécois. Dans la rue les canadiens et canadiennes ont un regard mauvais et plein de reproches lorsqu’ils voient passer une femme musulmane. Les regards réprobateurs sont de plus en plus fréquents. Certaines de nos ressortissantes qui fréquentent l’université ou les grandes écoles font part aujourd’hui d’une discrimination sans égale à leur encontre. Des algériennes travaillant dans l’aide aux familles canadiennes font également part d’une hostilité manifeste. On leur demande souvent d’enlever leur foulard quand elles entrent dans les maisons où elles travaillent pour le bien-être de leurs occupants souvent âgés. Pareil pour les nurseries où des algériennes pourtant qualifiées et maîtrisant parfaitement la langue française ne sont pas recrutées si celles-ci portent le hidjab. Il existe aujourd’hui un apartheid qui ne veut pas dire son nom au Canada. Les Algériens qui expriment encore le souhait d’aller vivre dans ce pays devraient réfléchir à deux fois avant de prendre leur décision car le climat est devenu ostensiblement malsain.

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