dimanche, juillet 3, 2022

Impliquer les universitaires et chercheurs pour développer l’hydrogène vert

 

Les participants au premier Congrès des énergies et des génies des procédés industriels (CEGPI 2022) ont appelé, lundi à Alger, à plus d’implication de l’université et des centres de recherche pour le développement en Algérie de l’hydrogène vert, un combustible fabriqué à partir d’énergies renouvelables.

Les intervenants à cet événement, organisé par l’Université des sciences et de la technologie Houari-Boumediene (USTBH), ont souligné la nécessité d’associer l’université dans l’élaboration de la stratégie visant le développement de l’hydrogène vert, fabriqué à partir d’eau et d’électricité issue d’énergies renouvelables.

L’université, ont-ils poursuivi, aura pour rôle de « renforcer les capacités humaines et technologiques » pour la réussite de la transition énergétique en Algérie.

Ils ont aussi appelé à accélérer la mise en place de cette stratégie, en identifiant un cadre réglementaire et normatif adapté pour un meilleur développement de l’hydrogène vert en Algérie.

Intervenant à cette rencontre, le directeur de l’hydrogène et des énergies alternatives au niveau du Commissariat des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (CEREFE), Rabah Sellami, a estimé que l’association de l’université et centres de recherche dans la production de l’hydrogène vert, constitue « un élément important pour une transition énergétique réussie en Algérie ».

Il a affirmé que l’hydrogène vert constituait « un potentiel important pour assurer la sécurité énergétique de l’Algérie et occuper une place de choix dans le marché international ».

« L’hydrogène vert permet de réduire les émissions de carbone des activités économiques les plus polluantes, tout en consolidant la position des énergies renouvelables comme vecteur énergétique », a-t-il souligné.

De son côté, le représentant du Centre portugais de chimie et biotechnologie, Joas Paulo Serjo, a indiqué que l’Algérie disposait de potentialités et atouts lui permettant de se lancer dans la production de l’hydrogène vert, à travers l’implication des universitaires et chercheurs.

Pour sa part, Imene Khouri, universitaire tunisienne spécialisée en génie biologie, a présenté une communication sur la valorisation des rejets hydriques industriels.

Selon elle, les déchets industriels représentent la moitié des rejets organiques polluants de l’environnement, d’où la nécessité, dit-elle, de valoriser ces eaux usées pour leur réutilisation à d’autres fins notamment agricoles.

Mme Khouni a appelé, d’autre part, à la récupération de la matière première perdue dans les eaux industrielles, qui constitue « une richesse ».

 

 

 

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