mardi, août 16, 2022

Au cours des six prochains mois:
Le prix du baril de pétrole pourrait atteindre les 150 dollars

Tous les experts prédisent une augmentation substantielle du prix du baril de pétrole d’ici la fin de l’année. Le chiffre de 150 dollars est avancé. À cause de la guerre en Ukraine et de l’embargo du pétrole russe décidé par les pays occidentaux pour sanctionner la Russie, laquelle a déjà pris les devants en coupant la fourniture de son gaz pour la plupart des pays de l’UE considérés comme hostiles. Face à une telle situation sous-estimée par les occidentaux qui croyaient faire fléchir les Russes, ces derniers se rendent soudainement compte qu’ils avaient fait un mauvais calcul et que cette décision s’annonce déjà ruineuse pour les économies de l’ensemble de cette partie de l’Europe de l’ouest et une partie des pays frontaliers avec l’Ukraine. Ces pays devront payer le prix le plus cher. Un baril à 150 dollars en automne et en hiver prochain, autrement dit au plus fort de la demande en énergie greffera très lourdement les budgets de ces pays qui verront l’inflation atteindre les 10% laminant ainsi le pouvoir d’achat des populations de ces pays, lesquelles s’insurgeront très probablement contre leurs gouvernements respectifs. Les pays occidentaux croient que l’OPEP leur fera cadeau en baissant les prix de leur pétrole et gaz. Ils se trompent lourdement car les pays exportateurs ne vont pas rater cette occasion en or pour faire plaisir aux pays importateurs, lesquels n’ont d’autre choix que d’accepter les cours du marché qui s’annoncent vertigineux. D’autant que la Chine qui se relève du confinement mis place lors des derniers mois et qui a besoin pour rééquilibrer sa croissance actuellement en baisse de pétrole, fera ainsi exploser la demande mondiale. Les pays occidentaux qui vont le plus souffrir sont l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, le Portugal, la Grèce et ces pays de l’est comme la Pologne, la Roumanie, la Bulgarie. Les pays nordiques seront également impactés car leur principal fournisseur la Norvège ne pourra pas satisfaire à elle seule une demande aussi forte. Tous ces pays vont devoir importer leur pétrole et gaz du Moyen-Orient, Du Venezuela et d’Algérie. Ces pays exportateurs, vu le contexte particulier où ils se trouvent ne baisseront aucunement leurs prix et suivront scrupuleusement les cours du marché mondial de l’énergie. La facture sera particulièrement lourde pour un pays comme l’Espagne, ex fidèle cliente privilégiée de l’Algérie laquelle à cause de la politique de son chef du gouvernement a perdu la confiance de notre pays qui honorera bien sur ses contrats antérieurs mais lorsque ceux-ciexpireront fera payer à ce pays les conséquences de son rapprochement avec le Maroc. Par ailleurs, face à ce dilemme les États-Unis qui ont poussé les pays de l’UE à rompre avec la Russie retirent leur épingle du jeu. Leur promesse de remplacer le pétrole russe par celui extrait du schiste ne sera pas tenue car les Américains pourront à peine subvenir à leurs besoins intérieurs. Tout au plus ils pourront exporter seulement 8% de leur pétrole de schiste ce qui est bien évidemment très insuffisant pour les pays occidentaux qui ont suivi les conseils « éclairés » des Américains. Livrés à leur sort les pays de l’UE n’ont de choix que de payer rubis sur l’ongle leurs fournitures de pétrole et de gaz et cela fera très mal à leurs économies.

 

 

 

 

 

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