mardi, août 16, 2022

L’Algérie a choisi sa voie:
Un libéralisme débridé dans une société tourné vers l’avenir

 

Le programme économique fixé par Abdelmadjid Tebboune qui sera appliqué est incontestablement d’essence libérale. Il libère le secteur privé de ses angoisses mais en contrepartie celui-ci doit jouer le jeu en innovant dans sa démarche économique et en faisant preuve d’imagination dans ce qu’il entreprend. Il ne s’agit plus de produire pour engranger des bénéfices rapides pour des besoins immédiatement périssables mais de se lancer dans des projets créateurs de richesse et d’emplois.
C’est donc un secteur privé se substituant peu à peu au secteur public qui a eu jusqu’ici la part du lion dans des activités industrielles qu’il n’a pu rendre compétitives à cause de sa manière de les gérer. Désormais les deux secteurs sont placés sur le même pied d’égalité et si le secteur public ne sort pas de sa léthargie il sera happé par le secteur privé car l’option adoptée par la nouvelle démarche économique est claire, seules les EPE rentables seront maintenues. Celles qui ne le sont pas seront cédées au secteur privé. Telle sera la nouvelle démarche économique de l’État pour l’avenir. Avec un parlement acquis à cette vision le gouvernement aura dorénavant les coudées franches pour mettre en route, à travers des lois, des propositions audacieuses sans qu’on lui reproche leur illégitimité puisque le peuple a voté majoritairement pour des partis acquis aux idées du chef de l’État. L’opposition ne peut plus, comme elle le faisait jusqu’ici, crier au dirigisme du pouvoir. Elle a échoué car le peuple a donné carte blanche à ce pouvoir en lui demandant d’appliquer son programme. Les partis, représentés au parlement n’ont désormais qu’une seule issue, celle de présenter, à chaque fois des motions de censure pour des lois qui ne leur plaisent pas. Cet exercice sera dorénavant le leur. Ils ne pourront plus sortir du cadre parlementaire car c’est là que s’exercera désormais la vie politique du pays. Une fois adoptées les lois futures épouseront les grandes lignes des réformes économiques engagées par le président Abdelmadjid Tebboune notamment celle concernant l’investissement. Les grands axes visés sont le code du travail que l’exécutif a revu car il constitue un frein puissant à la compétitivité des entreprises publiques et privées. Dans les propositions gouvernementales la notion de flexibilité est centrale. Il est question de permettre aux entreprises publiques sous perfusion de compter sur elles-mêmes et non plus sur l’État. Dans le plan de compétitivité qu’adopteraient les entreprises du secteur public même les congés annuels seront réadaptées en fonction des commandes qu’auront à honorer les entreprises. Par ailleurs le recrutement de tout personnel additif serait soumis à des critères en liaison avec la compétitivité et la montée en production. Si recrutement il y a il s’adressera avant tout à un personnel hautement qualifié. Enfin les augmentations de salaires seront liées à la rentabilité de l’entreprise. Ce serait donc une rénovation inédite par son contenu que connaîtrait vraisemblablement le monde du travail. Ceci serait probablement présenté par les directions des entreprises aux partenaires sociaux, dont les discussions qui seraient, on le conçoit aisément, âpres et si des accords finiraient par intervenir, ils le seront à l’arraché et dans la douleur. De toute façon le ou les syndicats n’auront pas le choix : ils se montreront conciliants en obtenant quelques concessions à l’entreprise qui l’acceptera si les grandes lignes des lois ne seront pas touchées.Pour ce qui est du gouvernement, cette nouvelle démarche permettra en toute évidence à l’exécutif d’accélérer les réformes économiques qui propulseront le pays dans ce qu’il n’a jamais connu auparavant.

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