mardi, août 16, 2022

La Start-up:
Une chance inouïe pour les jeunes diplômés en quête d’activité

Dans la nouvelle configuration économique qui se dessine en Algérie, trouver un emploi dans une entreprise publique de grande taille ou de taille moyenne relève de la galère pour tous les diplômés sortis fraîchement des universités et des instituts. Le resserrement des dépenses publiques se fait déjà ressentir par l’abandon de plusieurs projets retenus avant la chute des prix du pétrole.
Toute possibilité de recrutement est inenvisageable dans le court et le moyen terme. Des experts de l’économie, Algériens le disent :la croissance en Algérie est stable pendant deux ou trois années. Or tout ralentissement de celle-ci induit inéluctablement des effets négatifs pour les demandeurs d’emploi. Doit-on pour cela baisser les bras et attendre des jours meilleurs ? Sans doute non car aujourd’hui d’autres possibilités existent pour tous ceux qui veulent tracer leur vie dans une orientation de prospérité. La Start-up est un modèle d’entreprise qui ne se définit pas de la même manière qu’une entreprise traditionnelle car les règles qui la régissent diffèrent diamétralement de celles d’une structuration classique, qui est pyramidale et hiérarchisée. Dans la Start-up le management est collectif et le personnel est réduit ce qui permet à celui-ci de prendre des décisions importantes, sans être contredit par le patron de la Start-up qui ne dispose pas d’un droit de véto. Il dispose d’une seule voix à l’instar de tous ses employés qui sont en fait des coactionnaires de ce type d’entreprise même si celui qui est considéré comme le patron parce qu’étant le porteur et l’initiateur de projet de la Start–up. En fait sans le concours de l’ensemble des employés qui travaillent dans cette entreprise, celle-ci ne peut fonctionner, d’où son originalité. Ce type de relations de travail permet en outre une réelle flexibilité car tout le monde est concerné et chaque employé sait que s’il ne donne pas le maximum de son savoir-faire il grippera la compétitivité de l’entreprise. Le personnel d’une Start-up est, dans la plupart des cas, composé de dix à douze employés au maximum. Il est hautement qualifié car sans une qualification de haute technicité, particulièrement dans la maîtrise du numérique, une Start-up ne peut fonctionner. En effet tout se joue par le biais d’internet. Une parfaite connaissance de la manipulation de l’outil informatique et du numérique ne suffit pourtant pas à ce type d’entreprise d’être compétitive si son personnel n’a pas, en plus de sa technicité une maîtrise rodée de la communication, une culture générale appréciable et une connaissance des langues étrangères: Anglais et Français, les deux langues les plus utilisées: dans le monde concernant l’anglais et en Algérie, s’agissant du français. C’est pour cela que seuls les jeunes diplômés, fraîchement sortis des universités peuvent fonder une Start-up. C’est donc la meilleure chance pour nos jeunes étudiants qui sont aujourd’hui au chômage et qui s’abaissent souvent à effectuer des petits boulots qui n’ont rien à voir avec leur niveau de connaissance. Le gouvernement est aujourd’hui séduit par la création de ce type d’entreprise et il vient de manifester son intérêt pour encourager tous ceux et toutes celles qui ont choisi de se lancer dans ce genre d’initiative économique.
La proposition du gouvernement
Le gouvernement assure les « Startupiens (es) » par une série de mesures qu’il vient d’adopter, lesquelles se traduisent par :Une suppression des lourdeurs bureaucratiques en ce qui concerne la constitution du dossier de création mais aussi un allègement maximal des contraintes bancaires s’agissant de l’octroi de crédits, ce qui se traduit par une réduction du montant de l’apport initial exigé dans le cas d’une microentreprise du genre ANADE. La deuxième mesure qui est également attrayante est celle de la réduction du taux d’intérêt, s’agissant de l’octroi de crédit. La troisième mesure qui est à notre avis fondamentale est celle de l’affectation d’une partie du marché public aux Start-up. Toutes ces mesures sont aujourd’hui effectives car des instructions fermes ont été données aux administrations territoriales de les suivre à la lettre et à ne s’opposer que si le projet présenté par son promoteur ne correspond pas au type d’activité s’une start-up.
Les activités retenues pour faire valoir l’existence d’une Start-up
Elles sont nombreuses et sont inscrites dans le projet gouvernemental appelé «Villes intelligentes». Ce projet fonctionne déjà en Europe et aux États-Unis. Il a un caractère comme son libellé l’indique, essentiellement urbain car les activités qui le caractérisent sont celles qui intéressent les grandes et moyennes cités d’un pays. En ce qui concerne notre pays, ce sont des villes comme Alger, Oran, Constantine et Annaba, mais également des agglomérations qui prennent de l’ampleur comme Mostaganem, Sidi Bel Abbes, à l’ouest, Tizi-Ouzou, Bejaia et Jijel au centre, Batna et Skikda à l’est.
Les activités retenues :
Les services à la personne (assistance à domicile) pour des soins, tous types de courses domestiques mais également liées à toute relation avec les services publics comme des dépôts et des retraits d’argent au niveau des centres de paiements de la Poste ou de papiers d’état-civil dans les antennes communales pour les personnes âgées et les malades ne pouvant se déplacer ou celles qui sont touchées par un handicap moteur.
Le covoiturage, une activité qui est fortement répandue en Europe et qui font la prospérité des Start-up. Dans un pays comme le nôtre où le transport vers des destinations éloignées coûte les yeux de la tête, la formule de covoiturage est avantageuse et économique mais également dans le transport urbain où les demandeurs de déplacement peuvent par le biais d’internet sur le site de la Start-up ou par téléphone utiliser le covoiturage en payant le service (partagé par d’autres utilisateurs) beaucoup moins cher s’ils ont recours à un taxi.
La livraison à domicile de tout produit de consommation rapide
La réparation mécanique ou électrique des voitures immobilisées en ville ou dans sa périphérie
Les études et la conception des projets industriels, agricoles, commerciaux pour tout investisseur voulant créer une entreprise ou développer une activité qui lui tient à cœur.
Le management à distance d’une entreprise qui n’arrive pas à gérer convenablement ses activités et un personnel improductif.
La gestion de tout brevet d’invention par un procédé le rendant attrayant pour l’offre de l’invention.
Cet éventail d’activités est à la portée des jeunes diplômés et de toute personne qualifiée. Une fois largement connu et donnant des résultats (car il y en aura surement) il se propagera comme une trainée de poudre et deviendra un des pivots de l’économie nationale.

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