mardi, août 16, 2022

Khalida Toumi sort de prison:
Les rumeurs sur une complaisance politique totalement infondées

L’ex ministre de la culture, Khalida Toumi, a été libérée sous la forme conditionnelle. La concernée avait été arrêtée en 2019. Elle avait été condamnée, en première instance à six années d’emprisonnement fermes. Durant son procès en appel la peine a été commuée à quatre années. Ayant accompli les deux tiers de cette peine, Khalida Toumi vient d’être libérée comme le prévoit la loi pénale.
Aussitôt après avoir été informés de la libération de l’ex ministre les réseaux sociaux se sont enflammés à travers des remarques tendancieuses faisant entendre que l’ex ministre de la culture avait joui d’une complaisance de la part du pouvoir. Ce genre de rumeur est totalement infondé et ceux qui se sont livrés à ce genre d’écrits ignorent le droit tel qu’il est appliqué dans notre pays. Et ce droit dit expressément que toute personne ayant été condamnée définitivement peut, après l’expiration des deux tiers de sa peine, déposer un recours pour obtenir sa libération conditionnelle. C’est ce qu’a fait Khalida Toumi car elle a déjà purgé trois années de prison, donc les deux tiers de sa peine de quatre ans. C’est donc une procédure des plus normales qui n’a strictement aucun lien avec une manœuvre politique. Ceux qui tentent actuellement de spéculer sur cette remise en liberté ont recours quant à eux à la politique politicienne. On sait qui sont ces gens qui agissent dans l’anonymat ou signent leurs écrits sous un pseudonyme. Ils appartiennent tous à la mouvance radicale de l’Islam politique et à la branche conservatrice de la société. En fait ils ont une haine farouche contre Khalida Toumi, non parce qu’elle occupait le poste de ministre de la culture ou parce qu’elle bénéficiait de la sympathie du défunt président de la république et de son entourage, mais surtout pour sa lutte farouche et implacable contre l’intégrisme religieux à l’époque où elle exerçait un poste important dans la direction politique du RCD. La branche conservatrice, pas nécessairement attachée au courant islamiste radical, reproche à l’ex ministre son militantisme sans faille pour la cause féministe en Algérie. De tels griefs ont encore la dent dure dans une frange non négligeable de la société opposée à toute idée ou conception de la libération de la femme et à sa place aux cotés de l’homme en Algérie. Cette rumeur qui vient de s’engager prend aussi une autre proportion puisqu’elle parle de libération prochaine par le pouvoir politique de personnalités politiques ayant exercé des fonctions ministérielles ou administratives ainsi que d’oligarques. Là aussi c’est une Fake news car le pouvoir politique n’exerce aucune influence de ce genre depuis qu’il a été investi car l’a loi fondamentale l’en empêche au nom de la séparation des pouvoirs. Ce que les citoyens doivent comprendre c’est qu’il existe un code pénal et celui-ci est clair s’agissant des peines d’emprisonnement. Ce code précise, noir sur blanc que tout condamné à une peine sauf s’il s’agit d’une peine incompressible dans le cas d’une condamnation à perpétuité, peut s’il l’exprime être libéré après avoir purgé les deux tiers de sa peine et en général il obtient sa libération conditionnelle. Cette condition sera automatiquement levée quand l’ex prisonnier aura purgé la totalité de sa peine. Il est donc possible et même certain que des ministres, hauts fonctionnaires ou oligarques condamnées pour des faits de corruption ou d’abus de fonction ou d’autorité, ayant purgé les deux tiers de leurs peines soient libérés sous la forme conditionnelle. Il n’y a donc aucune complaisance de la part du pouvoir politique et ceux qui soutiennent ce genre de propos sont ou bien dans l’ignorance totale de l’application du droit en Algérie ou s’exercent tout simplement à jeter le trouble dans les esprits et cela est un délit qui peut lui aussi être sanctionné par la loi.

 

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