La visée expansionniste du Makhzen se confirme:
Les ulémas marocains appellent au djihad contre l’Algérie

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Le Djihad cette notion galvaudée qui cause aujourd’hui des milliers de morts dans le monde musulman est une hérésie quand elle est utilisée par un pays musulman contre un autre pays musulman. Ceux qui en font appel sont condamnés, sans appel par le Coran. Or le roi du Maroc qui prétend être le protecteur de l’Islam est d’un avis contraire, c’est du moins ce que laisse penser cet appel sulfureux des ulémas de ce pays dirigés par un prédicateur connu pour son allégeance au monarque.

Ce prédicateur répondant au nom d’Ahmed Raissouni a préconisé le djihad contre l’Algérie et sa voisine la Mauritanie, deux pays musulmans de même rite (malékite sunnite). Dans son appel belliqueux et plein de haine il demande au peuple d’envahir Tindouf et faire redevenir cette région au Maroc. Nous voilà donc revenus 59 ans en arrière quand le père de l’actuel roi avait envoyé ses troupes pour « reprendre Tindouf ». Cela a été un échec total car il s’est confronté avec une armée de libération algérienne qui avait fait ses preuves au combat contre la cinquième puissance militaire mondiale. De plus son action fut unanimement condamnée par toutes les instances internationales et les cinq membres permanents du conseil de sécurité. La parenthèse fut définitivement fermée par les accords conclus entre les deux pays en 1972. L’invasion du Sahara occidental à travers cette fameuse « marche verte » qui impliqua des milliers de civils marocains devenus des pionniers de cette occupation illégitime condamnée vigoureusement par l’ONU remit sur la scelle le conflit entre l’Algérie qui soutenait fermement le principe des peuples à disposer librement de leur destin que le peuple sahraoui réclamait et le Maroc lequel sans prétendre,à nouveau reprendre Tindouf se collait ainsi à cette région en y installant ses troupes. La naissance du Front Polisario et le déclenchement du mouvement de résistance armée allait à nouveau déclencher un conflit armé de manière indirecte entre l’Algérie et le Maroc, lequel  face à la perspicacité du soutien militaire de l’Algérie aux guérilleros sahraouis perdit une partie du Sahara occidental, partie qui  faisait frontière avec l’Algérie dont Tindouf, ville algérienne accueillait le commandement de la résistance sahraouie mais aussi des dizaines de milliers de réfugiés sahraouis qui avaient fui l’occupation marocaine. Après le redéploiement des troupes du royaume, sous les coups de butoir de l’ALS, l’Algérie grâce à son action diplomatique très appréciée et reconnue comme telle à travers le monde permit à l’ONU de se saisir du dossier en reconnaissant sans aucune ambiguïté le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. Le Maroc quant à lui sentant que la reconnaissance de la marocanité de ce territoire anciennement colonisé par l’Espagne ne serait pas acquise sur le plan international essaya une autre manœuvre, la dernière en date, celle de la reconnaissance de l’État d’Israël contre la reconnaissance par un des cinq membres du conseil de sécurité de l’ONU à savoir les États-Unis d’Amérique dirigés à l’époque par un certain Donald Trump de la marocanité de tout le territoire sahraoui. Se sentant moins seul car épaulé par la première puissance mondiale le Maroc se sentit pousser à nouveau des ailes. Sauf qu’il se rend compte à chaque fois que la diplomatie algérienne se met toujours au travers de son chemin. Il ne lui reste qu’une solution la guerre avec ce voisin devenu encombrant pour lui car de plus en plus des voix s’élèvent partout dans le monde pour appeler à la reconnaissance des droits du peuple sahraoui y compris au sein du Congrès américain qui ne cesse d’appeler le successeur de Trump, Joe Biden à suspendre cette pseudo reconnaissance de la marocanité du Sahara occidental. Par ailleurs avec la fermeture des frontières avec l’Algérie et la décision de ne plus faire passer le gaz algérien à travers le Maroc, ce pays se voit étouffé économiquement d’autant qu’il a perdu totalement une grande partie de ses relations commerciales avec la Mauritanie laquelle aide à son tour et à nouveau la résistance sahraouie à emprunter son territoire. Pour le Maroc c’en est trop. Après avoir essayé toutes les solutions pouvant lui permettre de contourner la reconnaissance à l’autodétermination du peuple sahraoui en remplaçant celle-ci par une autonomie à laquelle personne n’y croit sérieusement le voilà à présent poussé à utiliser le symbole de la religion en poussant les ulémas de son pays à déplacer le problème sur le terrain des croyances. Le Djihad est donc la dernière trouvaille du Makhzen sauf que ce mot a une résonance terroriste surtout en occident. Mauvais calcul du roi qui se trouve aujourd’hui coincé dans ses derniers retranchements.

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