dimanche, octobre 2, 2022

Secteur public industriel:
Il sort d’une longue convalescence

Enfin ! Pouvons-nous dire. Les entreprises industrielles appartenant au patrimoine de l’État nouent pour la première fois avec la croissance. Cela fait des années que celle-ci étaient en berne. Toutes les perfusions financières de l’État propriétaire n’ont pas suffi à faire sortir la tête hors de l’eau de ces EPE dont certaines étaient menacées d’effondrement. Il a fallu recourir à d’autres méthodes. Il semble que celles-ci commencent à porter leurs fruits.

Ces méthodes ont carrément exclu la solution des perfusions financières qui n’apportaient aucun résultat, bien au contraire elles ne faisaient que creuser le déficit des trésoreries de ce patrimoine industriel de l’État. Le ministère de l’industrie a choisi d’autres méthodes dont l’une d’elles consiste à changer de métier. Il y a aussi celle du regroupement des EPE par segments d’activités afin d’augmenter les synergies. Quant aux dettes qui ne faisaient que s’accumuler chaque année, le gouvernement consent à les rééchelonner mais elles doivent être payées selon un calendrier de convenance. Par ailleurs le gouvernement ne considère plus désormais comme un tabou le fait que les entreprises publiques cèdent une partie de leurs actions à des opérateurs nationaux du secteur privé œuvrant dans le même corps de métier. Tout comme il ne voit plus d’objection à ce qu’un investisseur étranger entre comme actionnaire majoritaire au sein de ces entreprises à condition toutefois qu’il respecte la législation du pays en matière d’investissement étranger et celles-ci sont consignées dans le nouveau code des investissements. Il reste le problème crucial de la gestion interne de ces EPE et notamment le volet social. Il est évident qu’un grand nombre d’entreprises publiques souffrent de masses salariales étouffantes qui ralentissent le développement de leurs activités. Le fait de recourir aux allègements des ressources humaines employées au sein de ces entreprises industrielles est une option prise au sérieux par le gouvernement. Sans aller jusqu’aux licenciements secs des personnels il ya l’orientation de ceux-ci à travers des cycles de formation leur permettant d’être mutés ailleurs là où on a besoin d’eux. Il sera probablement prévu de mettre certains employés proches de l’âge de la retraite en retraite anticipée ou même de négocier moyennant rétribution leur départ de l’entreprise sans pour autant perdre le capital des années travaillées au sein de leur entreprise le jour où ils déposeront leurs dossiers de retraite. Enfin et ce sera vraisemblablement le grand projet du ministère de l’industrie pour les prochaines années celui de robotiser les unités de production de toutes les entreprises publiques. Ces équipements permettront d’atteindre des niveaux de production record. Tout cela sera certainement discuté avec les syndicats, d’autant qu’à présent que ceux-ci ne peuvent plus politiser leurs revendications, la récente loi adoptée par le parlement le leur interdit ils doivent revoir leur copie dans le domaine de la négociation. Les solutions radicales ne seront plus tolérées, seule la voie du compromis sera acceptée où chaque partie trouvera son compte. Dans un horizon un peu plus éloigné il faudra sans doute songer à l’entrée en bourse des entreprises réalisant des bénéfices. L’ouverture de l’actionnariat à des entreprises et à des particuliers deviendra dans le futur un passage obligé.

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