dimanche, octobre 2, 2022

Coût du papier et dettes accumulées:
La presse papier dans la tourmente

La presse papier est en mode survie. Les signaux d’alarme la concernant se sont multipliés ces dernières années et particulièrement ces derniers mois. La cause est identifiée c’est le cout du papier qui est actuellement cinq fois plus cher : 213 dinars le kilo. Les grandes imprimeries publiques ont vu leur situation financière se dégrader. Elles risquent la faillite selon le ministre de la communication.

Une réorganisation qualifiée de décisive par le ministre de la communication  des  imprimeries régionales  prévoit leur fusion au sein d’un organisme public d’impression central  dont l’objectif est d’unifier le modèle de gestion en fédérant les capacités des entreprises existantes actuellement pour éviter toute dispersion budgétaire en centralisant le capital et en gérant celui-ci vers l’acquisition des bénéfices dans une logique de profit . Cette réorganisation va permettre, selon le ministre de mieux cerner les défauts de gestion enregistrés jusqu’ici en les supprimant au fur et à mesure. Par ailleurs M.Bouslimani pense que le segment d’activité de ces imprimeries regroupées doit se diversifier et abandonner le modèle d’impression exclusivement orienté vers l’impression des journaux, vers une segmentation tournée vers d’autres directions comme l’impression des livres , des cahiers , des affiches publicitaires et de tout document imprimé demandé à l’échelle nationale. En fait c’est un véritable bouleversement dans le domaine de l’impression publique auquel le gouvernement songe et qu’il a l’intention d’appliquer le plus tôt possible.  Cette réorganisation aura inévitablement des répercussions sur la presse écrite et cela risque de faire mal à un grand nombre de titres car le nouvel organisme centralisé d’impression va certainement alourdir la facture d’impression des journaux qui paieront sans doute deux ou trois fois plus cher que ce qu’ils paient aujourd’hui. Les journaux à leur tour ne pourront plus vendre au prix actuel et il est vraisemblable qu’un journal coûtera au lecteur 50 ou 60 dinars. Qui sera capable à l’heure actuelle où l’inflation fait des ravages d’acheter son journal au quotidien. Il y aura nécessairement un nombre impressionnant de quotidiens d’information invendus et cela posera inévitablement le problème de l’octroi de la publicité institutionnelle, celle qui fait vivre actuellement les journaux en Algérie. Il parait évident que l’ANEP octroiera cette publicité aux journaux qui arrivent à survivre même si leur nombre sera restreint pour maintenir un champ médiatique en vie. Les journaux qui  veulent rester en vie devront à l’avenir revoir leur modèle d’écriture de l’information pour pouvoir attirer un lectorat qui  se tourne de plus en plus vers la presse électronique dont la multiplication des sites va s’affirmer de plus en plus. Ecrire autrement et susciter l’intérêt d’un lectorat de plus en plus sélectif représentera un défi majeur pour les journaux de la presse écrite. Il est quasiment certain que la moitié des titres de la presse écrite nationale ou régionale disparaîtra  dans les années à venir. Il ne restera que les journaux qui font preuve d’innovation et eux –ci seront peu nombreux.

 

 

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