dimanche, octobre 2, 2022

L’industrie du cinéma à l’ordre du jour

Le président de la république tient par-dessus tout à ce que le cinéma algérien, fierté culturelle et artistique de la décennie soixante dix reprenne la place qu’il n’aurait jamais du perdre à partir de la décennie noire, dont il ne se remit jamais. Le président a chargé la ministre de la culture d’en faire la priorité et celle-ci semble déterminée à le faire. Aujourd’hui les cinéastes algériens connus ont quasiment disparu. Il y a de jeunes talents qui se sont essayés dans la production de films mais la suppression des subventions étatiques les a empêchés de réaliser leurs projets. A présent que celle–ci est rétablie sur ordre expresse du chef de l’Etat il y a possibilité de relancer la production cinématographique en Algérie. Cependant cela ne suffit pas car il faudrait faire du cinéma algérien un secteur qui rapporte de l’argent et pour y arriver il faudrait que le secteur privé s’investisse dans ce créneau. Le fera t-il ? On n’en sait rien s’agissant d’investisseurs nationaux. Si ceux–ci font défaut l’Etat ne baissera pas pour autant les bras. Il se tournera alors vers des investisseurs bi–nationaux ou carrément étrangers car l’Algérie a un cadre géographique qui s’apprête admirablement à la réalisation de superproductions. Le pays en offrant la possibilité de réaliser des films dans un environnement naturel qui donne la possibilité aux cinéastes de réaliser des prouesses filmées hors studio ce qui représente un avantage certain pour les producteurs de films qui sont constamment à la recherche de tels cadres environnementaux qui donnent à leurs films une approche plus naturelle et réaliste. On songe notamment aux films de science fiction particulièrement appréciés par des milliards de spectateurs du monde entier. Or l’Algérie offre un environnement idéal surtout dans les régions sahariennes à ce profil type de films. Ce démarrage de l’industrie du cinéma avec ou sans le concours des investisseurs algériens donnera à ces derniers l’envie de s’y mettre à leur tour créant de la sorte une compétition cinématographique qui fera envahir les salles de cinémas du pays dont la plupart d’entre elles sont fermées pour cause de non fréquentation. Lorsque celles-ci se remettront à projeter des films il y en aura d’autres qui foisonneront et redonneront goût à la culture du cinéma en Algérie aujourd’hui en berne.

 

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