dimanche, octobre 2, 2022

Annaba envahie par le commerce informel:
Le centre-ville et ses alentours pris d’assaut

Sous l’œil indifférent des policiers ceux qu’on qualifie vendeurs à la sauvette ont littéralement embrigadé toutes les rues commerçantes de la quatrième ville d’Algérie. On ne peut plus circuler ni en voiture, ni à pied. Ces vendeurs étalent leur marchandise aux abords des trottoirs, en face des magasins lesquels sont probablement complices car ils laissent faire. Ils doivent nécessairement trouver leur compte.

Est-ce que situation pareille a lieu dans les autres grandes villes du pays ? Certainement pas même si on joue au chat et à la souris mais au moins les forces de ‘ordre interviennent fréquemment pour faire la chasse à ces vendeurs impénitents. Ce n’est malheureusement pas le cas d’Annaba. Il est vrai que cette ville a maintes fois prouvé sa nonchalance légendaire sur tout ce qui concerne les orientations gouvernementales. Toutes les villes, sans exception font l’effort pour faire de leur mieux dans tous les domaines de la vie urbaine à l’exception d’Annaba. Les autorités locales qu’elles soient élues ou nommées par le pouvoir central se sont constamment révélées faibles en face de forces tentaculaires qui détournent les lois et agissent à leur convenance. Le nombre de walis qui se sont succédés n’ont jamais réussi à s’attaquer à cette pieuvre mafieuse qui a des relais dans l’administration locale qui ferme les yeux sur des pratiques douteuses renvoyant dos à dos les responsabilités si bien qu’on ne s’y trouve pas. Pour en revenir à ce commerce informel qui pollue la ville de par sa présence il y a aujourd’hui un dépassement inconsidéré. En cette période de rentrée scolaire les prix des fournitures affichés par ces vendeurs à la sauvette sont plus que brûlants et malgré ces coûts exorbitants les gens achètent et soit dit entre parenthèses cela démontre qu’ils ont de quoi payer des sacs à dos dont le prix varie entre 2500 à 3000 dinars. Comment dans ce cas distinguer ce qu’on désigne sous le terme « pauvres » de ceux qui ont les moyens. C’est une véritable quadrature du cercle qui échappe à l’entendement des analystes sociaux. C’est ça en définitive à Annaba, une ville qui désarçonne et désoriente les plus avisés d’entre eux. Le plus extravagant c’est d’entendre les gens se plaindre de la flambée des prix en disant tout haut ce qu’ils ne pensent pas au fond d’eux-mêmes et font en sorte de donner du grain à moudre à tous les spéculateurs. En effet pourquoi ces barons de l’informel que l’on ne connait pas ou feint de ne pas connaitre qui ont chacun d’eux une armée de vendeurs à la sauvette se priveraient-ils d’une manne financière qui échappe à toute opération fiscale. Des milliards de dinars passent ainsi de poche en poche et le fisc est le véritable dindon de la farce. Les autorités locales quant à elles laissent développer un tel phénomène préjudiciable à l’économie nationale. La question que l’on doit poser est celle-ci : Pourquoi ?  Ce n’est pas aux citoyens de trouver la réponse à une telle question c’est au gouvernement qui doit contre toute attente agir en fonction de l’intérêt général et mettre fin à ce genre de pratiques qui relèvent du gangstérisme commercial. Il peut le faire et même rapidement, le fera-t-il enfin !

 

 

 

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