Arkab prend part à la 12e Conférence arabe sur l’énergie à Doha

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Le ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab, a pris part aux travaux de la 12e Conférence arabe sur l’énergie, qui se tient les 11 et 12 décembre à Doha (Qatar) sous le thème « Energie et coopération arabe », indique un communiqué du ministère.

Organisée sous le patronage de Son Altesse, Cheikh Tamim bin Hamad Al Thani, Emir de l’Etat du Qatar, la Conférence a vu la participation des P-dg de Sonatrach et de Sonelgaz, en sus de plusieurs ministres et responsables spécialisés dans l’énergie dans le monde arabe, dont le ministre qatari de l’Energie, président de la Conférence, Saad Sherida Al Kaabi, ajoute le communiqué.

Cette 12e Conférence, organisée par l’Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole (OPAEP), examinera plusieurs dossiers importants, à leur tête les développements internationaux sur les marchés mondiaux de l’énergie et leurs répercussions sur le secteur arabe de l’énergie, outre des questions liées à l’énergie, à l’environnement et au développement durable.

L’Algérie a présidé la première séance technique intitulée « Les sources d’énergie dans les pays arabes et dans le monde », laquelle a examiné plusieurs documents de recherche, dont « Le pétrole et le gaz naturel dans les pays arabes et dans le monde », présenté par l’OPAEP, et « L’avenir de l’énergie nucléaire dans les pays arabes », présenté par le Directeur général de l’Agence arabe de l’énergie atomique (AIEA), précise le document.

Dans son allocution à la séance d’ouverture de cette rencontre, M. Arkab a souligné que cette Conférence se veut un espace de dialogue et d’échange de vues sur les questions liées au secteur de l’énergie et les défis futurs pour assurer les approvisionnements en énergie à long terme, sur fond des enjeux actuels et futurs et des changements géostratégiques, en sus de constituer une occasion pour débattre et enrichir des sujets extrêmement importants liés, dans leur ensemble, à la sécurité énergétique et aux défis environnementaux.

Le ministre a indiqué que la conférence se tenait dans « une conjoncture très particulière marquée par des fluctuations et des développements multiples, en lien avec l’évolution structurelle de l’industrie pétrolière et gazière et les énergies nouvelles et renouvelables, ainsi que les conditions géopolitiques dans certaines régions productrices d’énergie, ayant un impact significatif sur les approvisionnements énergétiques en provoquant des fluctuations et des instabilités sur ses marchés ».

« L’incertitude qui règne sur les marchés internationaux reflète les craintes des acteurs, des industriels et des bailleurs de fonds face à l’adoption par les pays développés de stratégies à faible teneur en carbone tout en réduisant les investissements dans les énergies fossiles, y compris le gaz », a-t-il expliqué.

Il a estimé dans ce sens que le gaz naturel, connu pour son utilisation flexible, était considéré comme une source d’énergie propre et durable, capable de soutenir la transition énergétique, notamment dans les pays riches en gaz,  comme le stipule le 7e objectif de développement durable, à savoir l’approvisionnement régulier en ressources énergétiques à des prix accessibles, stables et durables.

Par ailleurs, M. Arkab a évoqué la stratégie de développement du secteur de l’Energie et des Mines en Algérie, notamment le volet relatif à la sécurité énergétique, vu le double défi auquel est confronté notre pays, consistant en la couverture de la demande nationale en matière d’énergie et une contribution efficace au développement économique et industriel à travers le maintien des exportations, notamment de gaz, tout en honorant les engagements envers les clients étrangers.

Selon le ministre, « la stratégie de développement de l’Algérie repose principalement sur le renouvellement des réserves et de la production d’hydrocarbures, le développement d’activités créatrices de richesse dont la pétrochimie, le raffinage et la promotion de l’industrie des produits miniers ».

Il a, d’autre part, évoqué la transition énergétique comme objectif prioritaire à travers l’introduction des énergies nouvelles et renouvelables et la rationalisation de la consommation d’énergie dans le but de développer le bouquet énergétique national, rappelant que l’Algérie s’est engagée à réduire de 30% les émissions des gaz à effet de serre à l’horizon 2030.

Parmi les projets lancés dans ce cadre, figure le projet de réduction des émissions des gaz torchés. « Nous avons actuellement atteint une réduction de 1% sur 3% », a-t-il précisé.

Arkab a affirmé devant les participants à la conférence que l’Algérie adoptait le partenariat comme « un choix stratégique » et a pris plusieurs mesures pour stimuler le développement, promouvoir l’investissement et améliorer le climat des affaires, à travers la promulgation d’une nouvelle loi sur les hydrocarbures et la loi sur l’investissement « lesquelles offrent plusieurs avantages aux opérateurs, notamment étrangers », l’actualisation du système bancaire et financier, la révision continue du système bancaire et financier, outre l’adaptation du code des marchés publics pour accorder davantage de flexibilité aux conditions contractuelles et apporter des facilités en termes de procédures administratives et d’obtention du foncier industriel.

 

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