Quel sort attend le complexe d’El Hadjar ?

Ferhat Ait Ali au complexe sidérurgique d’El Hadjar. C’est sa seconde visite en l’espace d’un mois. Il vient s’enquérir et évaluer les résultats de cette première visite. Qu’est ce qui a véritablement changé dans cette grande usine dotée d’une nouvelle direction ? En réalité rien ou très peu de choses. En fait le complexe souffre toujours d’un manque de coordination entre le management et le syndicat de l’entreprise. Ils restent toujours sur les mêmes positions alors que la règle imposée par le ministre de l’industrie est claire et sans ambigüité. Les deux instances doivent travailler en commun, la main dans la main et éviter tout conciliabule pouvant retarder le développement de la productivité de ce complexe qui ne produit que très peu d’acier ou de dérivés sidérurgiques. Le ministre fait de la croissance son objectif numéro un   Il souhaite l’établissement d’un management participatif où les dirigeants et les travailleurs se concertent en permanence non pour discuter salaire comme ils le font continuellement mais pour atteindre cet objectif devenu si lointain celui de l’élévation de la production d’acier liquide à un million de tonnes. Se contenter de produire annuellement trois ou quatre cent mille tonnes n’est plus possible à l’heure où le gouvernement vient d’adopter un plan de relance ambitieux qui exige de la rigueur et surtout du travail. Le compter sur soi est devenu un impératif puissant et ne saurait être contourné par des agissements tout à fait contraignants comme les discussions salariales ou l’amélioration du train de vie des travailleurs apanage du comité de participation censé d’abord et avant tout de collaborer avec la direction de l’usine pour trouver les solutions immédiates et applicables à l’élévation de la production. Ce qui n’a jamais été le cas. C’est donc d’une nouvelle structuration du complexe que le ministre de l’industrie parlera en réunissant toutes les parties à une même table. Cette deuxième visite de Ferhat Ait Ali est tout sauf une courtoisie. C’est un rappel à l’ordre. Si rien n’est entrepris lors d’une troisième visite au complexe que fera certainement le ministre de l’industrie alors le couperet tombera et fera très mal.

 

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